Le questionnaire de l'école du sabbat présenté en français est disponible afin de faciliter votre étude.

Texte à étudier : Rom. 1:18-21, Ps 19:1-6, 96:9, Gen. 3:6, 1 Timothée 6, Proverbes 1, Job 38.

Verset à mémoriser : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains » (Psaume 19:1, LSG).

Etude du Samedi Après-midi

L’éducation comprend ce que l’on a appelé « les arts et les sciences ». Mais lorsque nous apprenons ou enseignons les arts et les sciences dans une perspective biblique, qu’est-ce que cela implique? Est-ce que nous proposons simplement des versets bibliques choisis qui se rapportent à un aspect particulier de la médecine moderne ou de l’histoire de l’art, par exemple?? Ce faisant, nous pouvons relier nos leçons pratiques à l’étonnante puissance de Dieu dans la création de notre monde complexe. Mais une simple incorporation de l’Écriture dans une leçon de manuel n’est qu’une petite partie de la véritable éducation, une éducation qui est salvatrice et rédemptrice.

Pour qu’une telle éducation fonctionne vraiment, nous avons besoin que la Parole de Dieu éclaire l’enseignement de chaque discipline, des sciences humaines à la biologie moléculaire. Sans elle, nous pouvons perdre de vue l’immensité de Dieu, Sa souveraineté en tant que Créateur et Soutien de notre monde. En apprenant à voir comment Dieu considère Sa création comme organique et remplie de desseins, nous nous rapprochons de la compréhension de la manière dont certaines disciplines pourraient et devraient être enseignées.

Cette semaine, nous examinerons certains principes qui entrent en jeu dans la manière dont nous pouvons enseigner les arts et les sciences dans une perspective et une vision chrétiennes du monde.

* Étudiez cette leçon pour le sabbat 5 décembre.

Etude de Dimanche

Le Seigneur seul

Il existe des preuves de la présence du Dieu vivant dans toute Sa création. Cette affirmation a été si souvent répétée qu’elle est devenue un cliché. Lorsque nous considérons, par exemple, le cœur de Dieu dans la création de ce monde, que les humains ont commencé à endommager et à abimer, nous pouvons nous rapprocher de la meilleure façon d’enseigner les arts et les sciences.

Prenez la période de gestation humaine, par exemple. La biologie nous apprend qu’une nouvelle vie humaine intelligente émerge d’un ovule fécondé et atteint la gestation complète au bout de neuf mois. Les marques d’un Créateur aimant se retrouvent tout au long de ce cycle. L’amour bienveillant de Dieu se manifeste à l’endroit où le fœtus se développe: juste en dessous des battements réguliers du cœur de la mère. Lorsque le fœtus grandit, l’abdomen de la mère s’élargit également, juste devant sa personne. La future mère est toujours consciente de son enfant, tout comme notre Père céleste est toujours conscient de Ses enfants.

Lisez Romains 1:18-21, Psaume 19:1-6, et Néhémie 9:6. Que nous disent-ils sur l’œuvre de Dieu en tant que notre Créateur?

Même après 6000 ans de péché et des milliers d’années après la dévastation mondiale du déluge, il existe des preuves extrêmement puissantes non seulement de l’existence de Dieu en tant que notre Créateur, mais aussi de la puissance, de l’amour et de la bienveillance de ce Dieu en tant que notre Créateur. Elle est si puissante, en fait, que Paul, dans Romains 1:18-21, dit que ceux qui rejettent ce Dieu seront « inexcusables » au jour du jugement parce qu’on peut apprendre assez sur Lui à partir de ce qu’Il a fait. En d’autres termes, ils ne pourront pas plaider l’ignorance!

Surtout à une époque où beaucoup d’humains en sont venus à adorer la création plutôt que le Créateur, combien il est crucial que l’éducation chrétienne dans les arts et les sciences fonctionne toujours à partir de l’hypothèse que Dieu est le Créateur et le Soutien de tout ce qui existe. En fin de compte, toute idéologie et présupposé qui nie ou exclut Dieu ne peut conduire qu’à l’erreur. L’éducation mondaine fonctionne pratiquement sur la base de l’hypothèse qu’il n’y a pas de Dieu; l’éducation chrétienne ne doit pas tomber dans ce piège, ni fonctionner encore plus subtilement à partir de principes basés sur l’hypothèse qu’il n’y a pas de Dieu. De toute façon, les humains sont condamnés à se tromper.

Pensez à l’incroyable merveille et à la beauté de notre monde, même après le péché. Comment pouvons-nous apprendre à y puiser espoir et réconfort, surtout en période d’épreuves et de souffrances personnelles?

Etude de Lundi

L’éclat de la sainteté

Psaume 96:9 se lit, « Et, là, prosternez-vous. Adorez l’Éternel dans l’éclat de Sa sainteté! Vous, gens du monde entier, tremblez devant Sa face » (BDS).

Comment comprenons-nous ce concept, « l’éclat de la sainteté »? Qu’est-ce que cela devrait signifier pour un chrétien, et comment cela devrait-il avoir un impact sur ce que nous enseignons sur l’art et la beauté qui lui est souvent associée?

Bien qu’on dise souvent que « la beauté est dans l’œil de celui qui regarde », nous ne devons pas oublier qui a créé l’œil au départ (voir Prov. 20:12). Bien que nous devions faire attention à ne pas adorer la création elle-même (voir l’étude d’hier), la beauté de la création nous permet d’apprendre davantage sur Dieu et, en fait, sur Son amour pour la beauté. Si notre monde déchu est toujours aussi beau, qui peut imaginer ce qu’il devait être avant la chute? Et cela nous apprend que Dieu est en effet le Créateur de la beauté.

L’étude des arts et des sciences peut et doit donc nous rapprocher du caractère et du cœur de Dieu. Parce que nous faisons partie de l’œuvre d’art et des phénomènes scientifiques de Dieu, nous pouvons également apprendre davantage sur notre propre identité en Christ.

« Dieu veut que Ses enfants apprécient Ses œuvres, et prennent plaisir aux beautés simples et discrètes dont Il s’est plu à orner notre demeure terrestre. Il aime ce qui est beau; mais Il affectionne par-dessus tout la beauté du caractère et Il désire que nous cultivions la pureté et la simplicité, les vertus modestes reflétées par les fleurs. » – Ellen G. White, Le meilleur chemin, p. 79.

Lisez Genèse 3:6. Qu’est-ce que cela nous apprend sur le fait que la beauté seule n’est pas nécessairement bonne ou sainte? Voir aussi Prov. 6:25, 31:30.

Pour tout ce que Dieu a fait, il y a un ennemi qui le déforme et l’exploite. Il n’est donc pas surprenant que la beauté et les concepts de beauté puissent également être utilisés contre nous. Ainsi, en particulier dans les arts, l’éducation chrétienne, guidée par l’Écriture, doit nous aider à apprendre à faire attention et à comprendre que tout ce qui est beau n’est pas nécessairement bon ou saint.

Quelles sont les « belles » choses qui ne sont pas nécessairement saintes et bonnes? Ou, quelles sont les belles choses qui peuvent être rendues impies et mauvaises, selon les circonstances? Quelle norme utilisons-nous pour faire ces distinctions?

Etude de Mardi

Les experts dans l’erreur

Nous savons que notre monde a plus que sa part d’art et de philosophie qui n’honore pas Dieu. Nombreux sont ceux qui soutiennent que les chrétiens ne devraient même pas entrer dans ces tentes proverbiales. Les chrétiens Adventistes du Septième Jour doivent considérer avec soin leurs propres affaires en servant certaines industries, en fréquentant certains établissements, en usant de certains médias.

Dans 1 Timothée 6, Dieu nous donne des instructions claires sur les activités que nous devons éviter, suivies de nombreuses explications. Dans les versets 9 et 10, quelles sont les activités contre lesquelles Paul nous met en garde?

Lisez le reste de 1 Timothée 6. Quelles sont les principales activités que Paul approuve?

Remarquez dans 1 Timothée 6:20 comment Paul met en garde contre « la fausse science » (LSG). Bien que ce soit dans un contexte différent, le principe est toujours applicable. C’est-à-dire qu’il faut penser à toutes les informations, à tous les enseignements, à toutes les croyances, non seulement maintenant mais aussi tout au long de l’histoire de l’humanité, qui étaient carrément erronées. Pendant près de 2000 ans, les personnes les plus intelligentes du monde, les experts, ont cru que la terre était immobile au centre de l’univers alors que toutes les étoiles et les planètes tournaient autour d’elle en cercles parfaits. Des mathématiques et des sciences très compliquées ont été utilisées pour étayer cette croyance, même si elle s’est avérée erronée dans presque tous les cas. On peut donc dire que ces gens étaient des experts dans l’erreur, et que cet enseignement était certainement « de la fausse science. »

La science biologique actuelle, par exemple, repose sur l’hypothèse que la vie a commencé il y a des milliards d’années, par hasard, sans Dieu et sans but défini. Dans le même temps, une quantité incroyable de littérature scientifique compliquée et détaillée a vu le jour sur la base de cet enseignement. Quelles leçons pouvons-nous en tirer sur la façon dont les gens peuvent être des experts dans l’erreur? Comment cette prise de conscience devrait-elle avoir un impact sur l’éducation chrétienne en général et sur l’enseignement des sciences en particulier?

Etude de Mercredi

Folie et sagesse

Lisez Proverbes 1. Qu’est-ce que cela nous apprend sur ce que devrait être la véritable éducation chrétienne?

La Bible établit une comparaison constante entre la folie et la sagesse. Le livre des Proverbes fait bien de nous rappeler les dangers d’un comportement imprudent et d’être en compagnie des insensés. La distinction est claire: Dieu désire que Son peuple recherche la sagesse, qu’il la chérisse et qu’il la possède en abondance.

Les étudiants en arts et en sciences utilisent leurs talents pour acquérir des connaissances et poursuivre l’excellence dans leurs études. Les enseignants de ces disciplines font de même. Nous pouvons être capables de briller sur le plan artistique et faire des percées scientifiques grâce à nos connaissances et à nos capacités.

Mais d’un point de vue chrétien, que signifie réellement une connaissance des arts et des sciences si elle n’implique pas de connaitre la différence entre le bon et le mauvais, le bien et le mal, la vérité et l’erreur? Il suffit, par exemple, de lire un peu sur la vie de certains des plus grands artistes du monde pour se rendre compte qu’avoir des compétences et un talent merveilleux n’équivaut pas à une vie morale ou juste. On pourrait aussi dire que les grands scientifiques qui participent à la création d’armes biologiques ou chimiques de destruction massive sont peut-être très instruits et très doués, mais quels sont les fruits de leur travail? Comme nous l’avons déjà dit, la connaissance, en soi, n’est pas nécessairement une bonne chose.

Lisez Proverbes 1:7. Comment ce texte révèle-t-il la clé de la véritable éducation chrétienne?

Un prix Nobel, athée, un homme qui étudie l’univers et les forces physiques qui le sous-tendent, a écrit: « Plus l’univers semble compréhensible, plus il semble aussi inutile. » Qu’est-ce que cela devrait nous apprendre sur la façon dont la connaissance, en soi, peut non seulement être dénuée de sens, mais, pire encore, conduire à des erreurs grossières?

Etude de Jeudi

Le Seigneur a répondu à Job

Lisez Job 38. Qu’est-ce que cela nous apprend sur Dieu, non seulement en tant que Créateur mais aussi en tant que Soutien de toute vie? Comment cette vérité importante devrait-elle influencer notre compréhension des arts et des sciences?

« On enseigne communément que la matière possède un pouvoir vital, une énergie inhérente, des propriétés qui lui sont propres. De cette façon, les opérations de la nature se dérouleraient en harmonie avec des lois fixes que Dieu Lui-même ne peut violer. Cette fausse science n’est nullement approuvée par la Parole de Dieu. La nature est la servante de son Créateur… La nature révèle une intelligence, une présence, une énergie active qui opèrent au sein de ses lois et par elles, et témoignent de l’activité continue du Père et du Fils. Jésus dit: Mon Père travaille jusqu’à présent, et Je travaille, Moi aussi. Jean 5:17. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 41.

Malheureusement, comme nous l’avons déjà dit, une grande partie de la science travaille sur des présupposés athées et matérialistes. Cela signifie donc qu’un scientifique pourrait fixer quelque chose de la plus grande beauté, de la plus grande complexité, et pourtant prétendre que cela est venu par hasard, sans aucune prévoyance ni intention. C’est d’ailleurs ce que la science ne cesse de prétendre. La vie sur terre, dans toute sa beauté et sa complexité, des papillons aux humains, est expliquée comme n’étant rien d’autre que le résultat de produits chimiques qui, il y a des milliards d’années, se sont transformés par hasard en une vie simple qui, par mutation aléatoire et sélection naturelle, a évolué en tout ce qui vit, bouge et respire aujourd’hui.

La science, telle qu’elle est aujourd’hui constituée, soutient que l’idée même d’un Créateur surnaturel est « non scientifique », car elle ne peut pas être testée scientifiquement, et c’est donc une notion que la science ne peut pas traiter. Cette présupposition n’est pas quelque chose que la science elle-même enseigne (en fait, la science semblerait enseigner le contraire: toute la beauté et la complexité du monde désignent en effet un Créateur), mais c’est, au contraire, une position philosophique imposée à la discipline par les scientifiques eux-mêmes.

Le problème, cependant, est que l’Écriture enseigne que Dieu n’a pas seulement créé tout, mais qu’Il soutient aussi tout. Cela signifie que toute véritable éducation chrétienne dans le domaine des sciences devrait fonctionner à partir d’hypothèses radicalement différentes de ce que la science en général prétend.

Inévitablement, des affrontements se produiront, surtout en ce qui concerne les origines.

Etude de Vendredi

Réflexion avancée

Deux raisons expliquent pourquoi la science, qui fait tant de choses bien, a des origines si fausses: premièrement, la science, qui étudie le monde naturel, doit se tourner uniquement vers le monde naturel pour trouver des réponses; deuxièmement, la science suppose que les lois de la nature doivent rester constantes. Or, ces deux raisonnements sont erronés en ce qui concerne les origines.

Prenons le premier, qui exige que les évènements naturels aient des causes naturelles. C’est très bien pour le suivi des ouragans, mais c’est inutile pour les origines qui commencent par « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1, LSG). Que peut nous apprendre la science, qui nie le surnaturel dans les origines, sur des origines totalement surnaturelles? Et la constance de la nature? Cela semble logique, sauf que Romains 5:12, « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (LSG), présuppose un environnement naturel discontinu, et qualitativement différent de tout ce que la science affronte maintenant. Un monde dans lequel la mort n’existait pas est radicalement différent de tout ce que nous pouvons étudier aujourd’hui.

Ainsi, la science se trompe d’origine parce qu’elle nie deux aspects cruciaux de la création: la puissance surnaturelle qui la sous-tend et la discontinuité physique radicale entre la création originale et ce qui nous est proposé aujourd’hui.

Discussion:

1. En classe, parlez de la question de la beauté. Qu’est-ce que la beauté? Comment la définissons-nous? Comment un chrétien pourrait-il définir et comprendre la beauté différemment d’un non chrétien?

2. Christ aurait pu venir sur terre en tant que brillant scientifique, pour être richement récompensé de Ses recherches révolutionnaires. Il aurait pu acquérir toute la gloire en tant qu’interprète musical. Au lieu de cela, Il est venu et s’est formé comme un humble artisan. Il était présent à la création, mais Il s’est formé comme un simple homme et a accompli Ses devoirs avec obéissance. Quel encouragement cela nous apporte-t-il, où que nous soyons dans notre parcours éducatif ou professionnel?

3. Bien que tous les chrétiens ne soient pas appelés à enseigner dans les écoles, il arrive que des chrétiens enseignent aux autres en paroles et en actes, avec l’intention ou sans le savoir. Pour cette raison, quelles habitudes le chrétien doit-il cultiver, à la fois en tant qu’élève de Christ et en tant qu’enseignant du monde?

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