Le questionnaire de l'école du sabbat présenté en français est disponible afin de faciliter votre étude.

Texte à étudier : Ps 119.11 ; Ep 6.18 ; Rm 8.5,6 ; He 11.1-6 ; 1 Rois 3.14 ; Ez 36.26,27

Verset à mémoriser : « La fortune ne sert à rien au jour de la colère ; c’est la justice qui délivre de la mort […] Celui qui met sa confiance dans ses richesses tombe ; les justes s’épanouissent comme le feuillage. » (Proverbes 11.4,28)

Etude du Samedi Après-midi

Satan a échoué avec Jésus, mais il a réussi avec tous les autres. Et il continuera à le faire, à moins que nous ne nous battions avec les armes et la puissance de Dieu, qui seul nous libère des attraits du monde.

Nous devons donc fixer notre attention sur notre Dispensateur céleste. David a pris conscience de ce qui a vraiment de la valeur dans cette vie quand il a écrit : « Les jeunes lions peuvent souffrir de la misère et de la faim, mais ceux qui cherchent le Seigneur ne manqueront d’aucun bien » (Ps 34.11). Salomon reconnaissait que la sagesse et la compréhension avaient plus de prix que l’argent et l’or (Pr 3.13,14). Le véritable bonheur et une vie de justice sont possibles quand nous détournons notre regard des biens qui nous appartiennent pour regarder vers le Christ vivant, auquel nous appartenons.

Notre seul espoir d’échapper aux attraits du monde, c’est d’avoir une relation vitale et victorieuse avec Jésus. Cette semaine, nous étudierons ce qui compose cette relation. Nous verrons également combien il est important pour notre succès spirituel de reconnaître à la fois que le monde est très puissant et que Christ est notre véritable raison de vivre.

Etude de Dimanche

En relation avec Christ

L’amour des biens terrestres, même chez ceux qui ne possèdent pas grand-chose, peut être une chaîne puissante qui lie l’âme au monde au lieu de la lier à Christ. Même si nous ne possédons pas beaucoup en termes de biens terrestres, la soif de biens matériels peut devenir une malédiction terrible qui, si elle n’est pas contrôlée par le Seigneur, entraînera une âme loin du salut. Satan sait cela, et c’est pourquoi il se sert de l’amour des biens matériels pour piéger le plus de monde possible. Quelle est notre seule protection ?

« Pensez à ce qui est en haut, et non pas à ce qui est sur la terre. » (Col 3.2). Comment faire ce que Paul nous dit de faire ? Voir également Ps 119.11 ; Ep 6.18. Quels autres textes évoquent ce que devrait être l’objet constant de nos pensées ? Voir par exemple Ph 4.8
Le seul remède à la mondanité, quelle que soit la forme qu’elle prend, se trouve dans une dévotion constante à Christ (Ps 34.1) malgré les aléas de la vie. Moïse « tenait en effet l’humiliation du Christ pour une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte » (He 11.26). Avant toute autre relation, Christ doit être notre première priorité. Christ recherche un engagement fondé sur la conviction, non sur la préférence. En d’autres termes, nous devons être dévoués à Christ à cause de qui il est et de ce qu’il a fait pour nous, et non pas pour les avantages immédiats que notre foi et notre engagement envers lui pourraient nous procurer.

Nos vies doivent être cachées en Jésus, et ses plans doivent être nos plans. Le véritable engagement, c’est mettre la main à la charrue sans « regarder en arrière » (Lc 9.62). Quand nous prenons ce genre d’engagement, Jésus nous élève à notre potentiel maximum. Quand nous nous abandonnons à lui, il réduit à néant l’emprise que le monde a sur notre âme. Nous avons besoin de nous centrer sur Christ et non sur nos affaires. Il n’y a que cela qui remplira le vide dans nos vies.

Repensez à une époque où vous avez acquis un bien matériel, quelque chose que vous vouliez vraiment. Combien de temps ont duré la joie et le sentiment d’accomplissement avant de s’estomper et que vous ne reveniez à votre situation précédente ?

Etude de Lundi

Dans la Parole

Plus de six milliards de bibles ont été distribuées dans le monde entier, mais combien d’entre elles sont considérées comme la Parole du Dieu vivant ? Combien sont lues d’un coeur sincère et ouvert à la connaissance de la vérité ? Une étude adéquate de la Bible oriente notre boussole spirituelle et permet de naviguer dans un monde plein de mensonges et de confusion. La Bible est un document vivant d’origine divine (He 4.12), et en tant que tel, elle nous renvoie à des vérités que nous ne pouvons trouver nulle part ailleurs. La Bible est la carte routière de Christ pour la vie quotidienne, et elle nous éduque en développant notre intellect et en affinant notre caractère.

Lisez Jean 5.39 ; 14.6 ; et 20.31. C’est dans la Bible, et en particulier dans les évangiles, que nous trouvons les informations les plus fiables sur Jésus.
Qu’indiquent ces textes de l’Évangile de Jean sur l’identité de Jésus et sur la raison pour laquelle il est aussi important pour nous et pour tout ce que nous croyons ? Nous étudions la Bible parce qu’elle est la source ultime de la Vérité. Jésus est la Vérité, et dans la Bible, il nous est révélé tel qu’il est. Là, dans la Parole de Dieu, l’Ancien et le Nouveau Testaments, nous apprenons à connaître qui est Jésus et ce qu’il a accompli pour nous. Nous tombons ensuite amoureux de lui, et nous soumettons notre vie et notre âme à sa garde éternelle. En suivant Jésus et en obéissant à ses paroles, telles qu’elles sont révélées dans sa Parole, nous pouvons être libérés des chaînes du péché et du monde. « Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres. » (Jn 8.36).

Lisez Romains 8.5,6. Quel avertissement nous est donné ici, et en quoi l’étude de la Parole de Dieu peut-elle nous aider dans cette lutte contre notre chair ?
L’amour du monde, et en particulier l’amour des biens du monde, peut facilement nous éloigner de Dieu si nous n’y prenons pas garde. C’est pourquoi nous devons nous ancrer dans la Parole, qui nous renvoie aux réalités éternelles et spirituelles, tellement cruciales pour la vie chrétienne. L’amour des choses du monde n’élève jamais l’intelligence vers la moralité spirituelle. Au contraire, il remplace les principes bibliques par la cupidité, l’égoïsme et la convoitise. L’amour, comme le révèle la Bible, bâtit des relations en nous enseignant l’importance de donner de nous-mêmes aux autres. A contrario, la mondanité se limite à acquérir des choses pour soi, ce qui est à l’opposé de tout ce que Jésus représente.

Etude de Mardi

La vie de prière

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jn 17.3). Il n’est pas surprenant que les chrétiens disent souvent que leur foi concerne la relation avec Dieu. Si connaître Dieu est la vie éternelle, alors nous pouvons trouver la vie au travers d’une relation avec lui. Et, bien sûr, dans cette relation, la communication est centrale. Nous avons vu hier que Dieu communique avec nous à travers sa Parole divine. En retour, nous communiquons avec lui par la prière. Si, comme nous l’avons vu, nous devons fixer notre coeur et notre intelligence sur les choses célestes, et non sur les choses de ce monde, alors la prière est essentielle. Car par sa nature même, la prière nous renvoie à un monde plus élevé que ce monde lui-même. Pourtant, même ici, soyons prudents : parfois, nos prières peuvent n’être que l’expression de notre nature égoïste. C’est pourquoi nous avons besoin de prier en toute soumission à la volonté de Dieu. Il y a des années, une femme chantait ces paroles : « Oh ! dis Seigneur, et si tu m’offrais une Mercedes ? ». Elle attaquait à sa façon le matérialisme de ceux qui prétendent croire en Dieu. Nous aussi, nous devons nous assurer que quand nous prions, ce qui est en soi un acte de soumission à Dieu et de mort au monde, nous recherchons bien la volonté de Dieu, et non simplement la nôtre.

Lisez Hébreux 11.1-6. Quelle composante cruciale doit faire partie de toutes nos prières ? De plus, que signifie venir à Dieu par la foi et prier par la foi ?
S’il n’y a aucune foi dans nos prières, il s’agit de présomption, de la foi contrefaite de Satan. « La prière et la foi sont étroitement unies, et on doit les étudier ensemble. Dans la prière de foi, il y a une science divine. C’est une science que tous ceux qui veulent faire de l’oeuvre de leur vie une réussite doivent comprendre. Christ déclare : “Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et cela vous sera accordé” (Mc 11.24). Il dit clairement que notre demande doit être en harmonie avec la volonté de Dieu. Nous devons demander les choses qu’il a promises, et ce que nous recevons doit être employé en faisant sa volonté. Une fois les conditions remplies, la promesse est sans équivoque. »

Examinez votre vie de prière. Pour quoi priez-vous ? Qu’indiquent vos prières sur vos priorités ? Pour quoi d’autre avez-vous besoin de prier ?

Etude de Mercredi

La vie de sagesse

L’une des plus belles histoires dans la Bible se trouve dans le récit de la requête que fait Salomon à Dieu. Il demande par-dessus tout « un coeur attentif pour gouverner ton peuple, pour discerner le bon du mauvais ! Qui donc pourrait gouverner ton peuple, ce peuple si important ? » (1 Rois 3.9).

Quelles paroles importantes Dieu a-t-il dites à Salomon qui, s’il en avait tenu compte, aurait épargné au roi la ruine que ses biens ont entraînée sur lui ? Pourquoi ce que Dieu lui a dit était-il si important pour nous tous ? 1 Rois 3.14 ; voir également 1 Jean 5.3 ; 1 Pierre 4.17.
Salomon avait une grande sagesse, mais si l’on n’agit pas en fonction d’elle, si elle n’est pas vécue, la sagesse n’est rien de plus qu’une somme de bonnes informations. Au sens biblique du terme, la sagesse non vécue n’est pas la véritable sagesse. Beaucoup seront perdus alors qu’ils auront beaucoup de bonnes informations sur Dieu et ses exigences. Mais la désobéissance de Salomon l’a fait s’égarer loin des sentiers auxquels le Seigneur l’avait appelé. Ce n’est que plus tard dans sa vie qu’il a repris ses esprits, et qu’il a pu écrire avec humilité : « car la sagesse vaut mieux que les coraux, aucun objet désirable n’a sa valeur » (Pr 8.11).

La sagesse, c’est faire preuve de connaissance et de compréhension. La connaissance représente les faits. La compréhension représente le discernement. Et la sagesse se situe au milieu de ce processus de mise en oeuvre de notre compréhension et de notre connaissance dans notre vie. Un intendant plein de sagesse a besoin non seulement de connaissance et de compréhension, mais de vivre et d’expérimenter cette connaissance et cette compréhension.

L’exemple de Salomon nous montre combien il est facile, même pour les gens les plus sages et les plus compréhensifs, de se laisser emporter dans le néant d’une vie matérialiste si l’on ne vit pas selon la connaissance que l’on a reçue.

Comparez 1 Corinthiens 3.19 et Proverbes 24.13,14. Quelle est la différence entre les deux types de sagesse dont parlent ces textes ? Partagez vos réponses avec la classe ce sabbat.

Etude de Jeudi

Le Saint-Esprit

Le grand conflit est réel. Deux camps se battent pour l’enjeu de nos âmes. L’un nous attire à Christ (Jn 6.44) et l’autre au monde (1 Jn 2.16). Le Saint-Esprit, par sa puissance dans nos vies, peut et veut nous attirer dans la bonne direction si seulement nous nous soumettons à lui.

« Quand il viendra, lui, l’Esprit de la vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » (Jn 16.13 ; voir également Jn 14.16). Le Saint-Esprit nous habilite à vivre selon le principe et la foi, et non selon les caprices ou les émotions qui dominent autant le monde. Une préparation efficace pour vivre au ciel est possible quand on vit fidèlement dans ce monde sous la direction du Saint-Esprit. Paul conseille : « Votre foi ne [doit pas être placée] en la sagesse des humains, mais en la puissance de Dieu » (1 Co 2.5). L’attrait du monde, qui s’exerce souvent à travers les biens matériels, nous éloigne du Seigneur. A contrario, si nous n’y résistons pas, la puissance du Saint-Esprit nous attire vers Jésus.

La victoire dans la bataille contre le monde et ses attraits ne s’obtiendra qu’en dehors de nous-mêmes. Lisez Ez 36.26,27 ; Jn 14.26 et Ep 3.16,17. Quand nous laissons le Saint-Esprit prendre possession de nous, que fait Dieu pour nous assurer la victoire spirituelle ?
« C’est par de fausses théories et de vaines traditions que Satan acquiert son influence sur les esprits ; en dirigeant les hommes vers de faux idéals, il déforme les caractères. Le Saint-Esprit, dans les Écritures, parle à l’intelligence et grave la vérité dans le coeur ; il dévoile ainsi l’erreur et l’expulse de l’âme. C’est par l’Esprit de vérité, agissant par le moyen de la Parole de Dieu, que le Christ se soumet son peuple élu. »

Le Saint-Esprit dévoile la vérité, il est le don ultime que Jésus pouvait faire pour représenter la divinité sur terre après son ascension. Le Saint-Esprit fait tout son possible pour nous donner la puissance de victoire sur le monde et ses « attraits ».

C’est vrai que le monde exerce une puissante attraction sur nous, vous ne trouvez pas ? Quels choix pouvez-vous faire, tout de suite, pour vous aider à vous abandonner au Saint-Esprit, qui seul peut vous donner la puissance nécessaire pour résister aux tentations du monde ?

Etude de Vendredi

Pour aller plus loin...

Un bon gérant agit selon les principes combinés du devoir et de l’amour. « Souvenezvous que le devoir a un frère jumeau, l’amour. Quand ils sont unis, ils peuvent accomplir presque tout, mais l’un sans l’autre, aucun n’est capable de bien. » Le devoir, c’est l’amour en action. Il nous suffit de méditer sur le sacrifice de Christ pour que l’amour éveille notre sens du devoir.

Les principes du monde sont à l’opposé : la haine et sa jumelle : la rébellion. La rébellion peut être la haine en action. Lucifer s’est rebellé contre Dieu (Ez 28.16,17), et il continuera à le faire jusqu’à ce Dieu le détruise. Il a changé l’autorité d’amour en un amour de l’autorité. Les chefs religieux d’Israël détestaient l’autorité et le pouvoir que possédait Jésus (Mt 22.29). Même quand ils quittaient précipitamment le temple, ou qu’ils évitaient son regard pénétrant, ils n’ont pas changé leurs voies.

À méditer
- Réfléchissez davantage à cette idée d’amour et de devoir. Que veut dire Ellen G. White quand, après les avoir qualifiés de jumeaux, elle dit que l’un sans l’autre n’est pas « capable de bien » ? Qu’est-ce que l’amour sans le devoir, et qu’est-ce que le devoir sans amour ? Pourquoi doivent-ils aller de pair ?
- Le verset de cette semaine dit : « La fortune ne sert à rien au jour de la colère ; c’est la justice qui délivre de la mort […] Celui qui met sa confiance dans ses richesses tombe ; les justes s’épanouissent comme le feuillage » (Pr 11.4,28). Quel est le sens de ce texte ? Que dit-il sur les richesses et qu’est-ce qu’il ne dit pas ?
- En classe, discutez de la vie de Salomon. Demandez comment il a pu s’égarer à ce point. Cherchez des textes dans le livre de l’Ecclésiaste qui révèlent la futilité et la vanité des possessions terrestres, même quand nous en avons, comme Salomon, beaucoup. Qu’avons-nous appris cette semaine sur la prière, sur l’étude de la Bible et sur une relation avec Christ qui peut nous garder sur la bonne voie spirituellement ?
- Comment des gens qui n’ont pas beaucoup de biens terrestres peuventils néanmoins se retrouver pris dans le piège tendu par Satan ?

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