Le questionnaire de l'école du sabbat présenté en français est disponible afin de faciliter votre étude.

Texte à étudier : Mt 5.2-16, 38-48; Rm 12.20,21; Lc 16.19-31; 12.13-21; Mt 25.31-46

Verset à mémoriser : "Et le roi leur répondra : Amen, je vous le dis, dans la mesure vous avez fait cela pour l'un de ces plus petits, l'un de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." (Matthieu 25.40.)

Etude du Samedi Après-midi

Après avoir vu que Jésus a vécu en se préoccupant des autres, en particulier ceux qui souffrent et sont perdus, nous devrions nous attendre à ce que Jésus ait également beaucoup à dire sur le fait de s'occuper d'eux. Et c'est le cas.

L'enseignement de Jésus est pratique, focalisé sur ce que signifie vivre comme disciple de Dieu. De ce fait, nous pouvons voir que Jésus nous exhorte à accomplir des actes de justice, de bonté, et de miséricorde, comme ceux qu'il a lui-même accomplis en personne tandis qu'il était sur la terre. Si nous suivons son exemple, nous nous occuperons d'autrui comme il l'a fait.

Jésus a également parlé du royaume des cieux. Dans sa description, le royaume des cieux est une réalité qui fonctionne avec des priorités, des valeurs et une morale différentes de celles que l'on trouve dans les royaumes terrestres. Les enseignements de Jésus ont établi le modèle de ce royaume, qui met fortement l'accent sur la manière dont nous servons Dieu et, en le servant, dont nous agissons envers autrui. Nous découvrons également que servir les autres, se soucier de leurs besoins et les encourager, sont des moyens par lesquels nous pouvons offrir directement notre service à Dieu.

 

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 24 août.

Etude de Dimanche

 Introduction du Sermon sur la montagne

Le Sermon sur la montagne, ensemble d'enseignements, est le plus long de Jésus. Son plan sur trois chapitres de la vie dans le royaume de Dieu commence par one déclaration de valeurs que l'on appelle aujourd'hui les Béatitudes.

Lisez Matthieu 5.2-16 (voir aussi Luc 6.20). Quels sont les traits communs de ces neuf valeurs ou types de personnes décrits par Jésus comme étant " heureux " ?

En plus de l'application spirituelle profonde de ces paroles, nous ne devons pas passer à côté de leur lecture pratique. Jésus a parlé de reconnaitre la pauvreté en nous-mêmes et dans notre monde. Il a également parlé de justice, d'humilité, de miséricorde, de résolution de conflits, et de pureté de cœur. Nous devrions prendre note de la différence pratique que ces qualités font dans nos vies et dans notre monde quand elles sont vécues. Cette lecture pratique est mise en avant dans les déclarations suivantes de Jésus, dans lesquelles il exhorte ses disciples à être le sel et la lumière du monde (Mt 5.13-16).

Quand on s'en sert convenablement, le sel et la lumière doivent faire une différence suivant leur cadre d'action. Le sel relève les saveurs, et préserve aussi les aliments auxquels il est ajouté. Il symbolise le bien que nous devrions être pour notre entourage. De la même manière, la lumière chasse l'obscurité, et révèle les obstacles et les périls, elle rend une maison ou une vile plus sûre, et donne un point à partir duquel naviguer, même de loin. Comme une lumière dans la nuit noire, Jésus a dit : Que voire lumière brille ainsi devant les gens, afin qu'ils voient vos belles œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux (Mt 5.16).

Ces deux symboles, sel et lumière, nous renvoient à la responsabilité des disciples, qui est d'influencer et d'améliorer la vie de ceux qui les entourent. Nous sommes sel et lumière lorsque nous pleurons de manière adéquate, que nous avons la pureté de cœur, pratiquons l'humilité, manifestons la miséricorde, œuvrons pour la paix et supportons l'oppression. Ainsi, Jésus commence ce sermon avec l'appel à incarner ces valeurs parfois sous-estimées de son royaume.

De quelles manières votre église agit-elle comme sel et lumière dans votre quartier ? En quoi votre quartier est-il un endroit meilleur grâce à votre église qui y est à l'œuvre ? D'un autre côté, si vous deviez vous dissoudre, quelle différence cela ferait-il dans votre voisinage ?

 

Etude de Lundi

Vaincre le mal par le bien

Quand nous considérons les enseignements de Jésus, il vaut la peine de garder à l'esprit les personnes auxquelles il s'adressait et les circonstances dans lesquelles elles vivaient. Jésus avait commencé à attirer de grandes foules de gens des régions où il était intervenu (voir Mt 4.25, 5.1). La plupart étaient des gens ordinaires, qui vivaient sous le joug impérial de l'Empire romain, mais certains étaient des chefs religieux et des chefs juifs. L'existence des gens ordinaires était difficile. Ils avaient peu de choix dans leur vie, étant charges de lourds impôts et accablés par la tradition religieuse.

En enseignant à ces gens, Jésus était de toute évidence soucieux de leur offrir un mode de vie meilleur, une vie de dignité et de courage, quelles que soient les circonstances. On trouve un exemple de cela dans Matthieu 5.38-48. Ces instructions, tends-lui aussi l'autre [joue], laisse-lui aussi ton vitement, et fais deux [milles] avec lui, sont tellement connues qu'elles sont devenues des clichés. Mais cela ne doit pas pour autant nous dissimuler la radicalité des actions et des attitudes que Jésus enseigne ici.

Les scenarios décrits par Jésus étaient des expériences quotidiennes pour beaucoup de ses auditeurs. Ils étaient souvent violemment agressés par leurs " supérieurs " ou maitres. Ils étaient souvent endettés et perdaient leurs biens au profit des propriétaires et des prêteurs. Les soldats d'occupation romaine les obligeaient souvent à travailler. Jésus enseigna aux gens à réagir avec intégrité à traiter leurs oppresseurs mieux qu'ils ne le méritaient, et, ce faisant, à résister à la disparition de leur humanité. Tandis que ces oppresseurs essayaient d'exercer leur pouvoir, les gens avalent néanmoins toujours la liberté de choisir comment ils allaient réagir, et, en résistant de manière non-violente et avec générosité, ils exposaient l'infamie de l'oppression et l'injustice commises.

Comparez Matthieu 5.38-48 et Romains 12.20,21. Comment vivre ces principes radicaux dans nos vies ?

Jésus a résumé toute la Loi et les Prophètes, c'est-à-dire tous les écrits sacrés que nous appelons souvent l'Ancien Testament, en un simple principe, que l'on appelle la règle d'or : Tout ce que vous voulez que les gens fassent pour vous vous aussi, faites-le de même pour eux (Mt 7.12). Quels efforts, tout de suite, pouvez-vous faire pour obéir ce qu'il nous commande ici, quel que soit le prix à payer ?

Etude de Mardi

Le bon Samaritain

Lisez Luc 10.25-27. Le jeune homme riche qui interrogea Jésus proposa un résumé standard des commandements de l'Ancien Testament en matière de mode de vie acceptable pour Dieu. En quoi ces deux commandements sont-ils liés ?

Quand Jésus était interrogé, il concluait souvent ses réponses par une issue assez différente de ce que recherchait son interlocuteur. En réaction à l'instruction de Lévitique 19.18 d'aimer son prochain comme soi-même, il semble qu'un grand nombre des gens religieux de son époque avaient passé beaucoup de temps et d'énergie à débattre de l'ampleur et des limites de ce principe du prochain.

Jésus avait déjà cherché à entendre la compréhension qu'avaient ses disciples de ce terme, en leur disant non seulement qu'ils devaient aimer leur prochain, mais qu'ils devaient faire du bien à tous : Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Alors vous serez fils de votre Père, car il fait lever son soleil sur les mauvais et sur les bons, et il fait pleuvoir les justes et les injustes (Mt 5.44,45).

Mais quand un expert de la loi chercha à mettre Jésus à l'épreuve, il retomba sur la question source de nombreux débats : Et qui est mon prochain ? (Lc 10.29). En guise de réponse, Jésus raconte l'histoire du bon Samaritain, mais sa réponse à la question du jeune homme ne définissait pas la terminologie du " prochain ". À la place, Jésus dit en réalité : " Va, et sois le prochain de quiconque a besoin de ton aide " (voir Lc 10.36,37).

Lisez Luc 10.30-37. Que signifie le contraste que Jésus établit entre les trois personnages qui voient sur l'homme de la route ?

C'était courant dans l'enseignement de Jésus. Il réservait ses critiques les plus virulentes à ceux qui prétendaient être religieux mais qui montraient peu de considération envers la souffrance d'autrui. " Par l'histoire du bon Samaritain, le Christ nous fait comprendre que la vraie religion ne consiste pas en des systèmes, des credo ou des rites, mais en l'accomplissement d'œuvres de miséricorde, en la bienfaisance, la vraie bonté ". Ellen G. White, Jésus-Christ p. 494.

Dans son enseignement, Jésus renvoie à un étranger quelqu'un considéré comme infidèle à Dieu, pour démontrer en quoi consiste rappel de Dieu pour ceux qui prétendent le suivre. À l'instar de ses premiers auditeurs, quand nous venons à lui en demandant ce que nous devons faire pour hériter la vie éternelle, Jésus nous montre en fin de compte à aller et à être un prochain pour quiconque se trouve dans le besoin.

Etude de Mercredi

 L'homme riche et Lazare

Dans la parabole de l'homme riche et de Lazare (voir Lc 16.19-31), Jésus compare la vie de deux hommes, l'un riche, l'autre désespérément pauvre. En l'absence de sécurité sociale, d'hôpitaux de proximité, ou de soupes populaires, il était courant que les nécessiteux, les invalides, ou par ailleurs défavorisés, aillent mendier à la porte des riches. On attendait du riche qu'il soit généreux et partage un peu de sa richesse pour secourir les malheureux. Mais dans cette histoire, l'homme riche était " égoïstement indifférent aux besoins de son frère souffrant. " Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p. 222. Dans la vie, leurs situations respectives demeurèrent inchangées. Mais dans la mort, après le jugement de Dieu, leurs situations furent radicalement inversées.

Comparez Luc 16.19-31 et Luc 12.13-31. Quelles sont les similitudes et les différences entre ces deux récits, et, ensemble, que nous enseignent-ils ?

Il n'y a pas de preuve dans ces deux récits que les hommes soient devenus riches en faisant quoi que ce soit de mal. Ils avaient peut-être tous deux travaillé dur, bien géré leurs affaires, et été bénis par Dieu. Mais quelque chose semble avoir mal tourné dans leur attitude face à la vie, Dieu, l'argent, et autrui, et cela a eu une portée importante et éternelle.

Inspirée de l'imagerie sur la vie après la mort populaire du temps de Jésus, l'histoire de l'homme riche et du pauvre Lazare enseigne que les choix que nous faisons dans cette vie comptent pour la vie à venir. La manière dont nous réagissons face à ceux qui recherchent notre aide ou qui en ont besoin est une des manières dont nos choix et nos priorités se manifestent. Comme " Abraham " l'indique à l'homme riche qui souffre, la Bible donne des conseils plus qu'adéquats pour bien choisir : ils ont Moïse et les Prophètes ; qu'ils les écoutent ! (Lc 16.29).

Jésus a enseigné que les tentations des richesses, qu'il s'agisse d'en avoir, de les conserver, ou de les rechercher, peuvent nous détourner de son royaume, nous détourner d'autrui, et nous rendre egocentriques et indépendants. Jésus nous a appelés à rechercher premièrement son royaume et à partager les bénédictions que nous recevons avec ceux qui nous entourent, en particulier ceux qui sont dans le besoin.

Quelle que soit votre situation financière, comment être suffisamment prudent pour ne pas laisser l'argent ou l'amour de l'argent déformer votre perspective sur ce que devrait être la priorité des chrétiens dans la vie ?

Etude de Jeudi

L'un de ces plus petits

On trouve clans le sermon rapporté dans Matthieu 24 et 25 une autre occasion où l'on posa une question à Jésus et qu'il donna une réponse tout à fait différente de ce que l'on aurait pu attendre. Les disciples vinrent à Jésus et posèrent des questions sur la destruction du temple de Jérusalem et l'époque du retour de Jésus (voir Mt 24.1-3). Dans la conclusion de sa longue réponse, Jésus parla de nourrir ceux qui ont faim, de donner à boire à ceux qui ont soif d'accueillir les étrangers, de vêtir ceux qui sont nus, de s'occuper des malades, et de visiter les prisonniers. Il leur assura : dans la mesure où vous avez [ou que vous n'avez pas] fait cela pour l'un de ces plus petits, l'un de mes frères, c'est à moi que vous l'avez [ou ne l'avez pas] fait (voir Mt 25 .40,45).

Tout ceci est en lien avec les questions qui ont initié cet enseignement comme tableau du jugement final. Tout au long de Matthieu 24, Jésus présente des réponses plus directes aux questions des disciples, en donnant des signes et des avertissements sur la destruction de Jérusalem et la fin des temps, mais il souligne la nécessité de " veiller " et de bien vivre, à la lumière de la promesse de son retour. Dans la première partie de Matthieu 25, l'histoire des vierges folles et des vierges sages soulignait la nécessité de se préparer pour un retour inattendu ou retardé. L'histoire des trois serviteurs présentait la nécessité de bien vivre, et de manière productive, tout en attendant. Puis la parabole des brebis et des boucs est bien plus spécifique sur les taches auxquelles le peuple de Dieu doit se consacrer.

Lisez Matthieu 25.31-46. Que dit Jésus ici ? Pourquoi ne s'agit-il pas de salut par les œuvres ? Mais qu'enseignent ses paroles sur ce que signifie véritablement avoir une foi qui sauve ?

Quand Jésus dit que lorsque nous servons autrui, c'est lui que nous servons, cette déclaration devrait transformer toutes nos relations et nos attitudes. Imaginez être à même d'inviter Jésus pour un repas, ou lui rendre visite à l'hôpital ou en prison. Jésus a dit que c'est ce que nous faisons quand nous offrons ce service à des gens autour de nous. Quelle incroyable opportunité !

Dans un esprit de prière, lisez ce que Jésus dit dans ces versets. Comment comprenons-nous l'idée qu'il s'est quasiment identifié à ceux qui ont faim, qui sont nus, qui sont en prison ? Quelle obligation forte cela place-t-il sur nous et sur notre manière de vivre ?

Etude de Vendredi

Pour aller plus loin...

Lisez Ellen White, " Le bon Samaritain, " pp. 494-501, et " L'un de ces plus petits, " pp. 639-644, dans Jésus-Christ ; " Un grand abîme, " pp. 221-232, " Qui est mon prochain, " pp. 331-342, dans Les paraboles de Jésus.

" [Christ] a abattu le mur de séparation, ainsi que les préjugés de race et il a enseigne l'amour universel a la grande famille humaine. Il a fait sortir les hommes du cercle étroit de leur égoïsme ; il a aboli les frontières et les distinctions de classes. Il n'a fait aucune différence entre les voisins et les étrangers, entre les amis et les ennemis. Il nous a enseigné à considérer comme notre prochain, toute âme se trouvant dans le besoin, et le monde comme notre champ de travail. Ellen G. White, Heureux ceux qui, p.51.

" L'idéal de la règle d'or est, en réalité, celui du christianisme lui-même. Tout ce qui ne l'atteint pas n'est que vanité et mensonge. Une religion qui nous permettrait de mépriser nos semblables quand Jésus les a estimés assez précieux pour leur donner sa vie, ou de rester indifférents devant leurs besoins, leurs souffrances, ou leurs droits matériels, serait une religion inconséquente. En dédaignant les appels de ceux qui se débattent dans la misère, la douleur ou le péché, nous trahissons le Sauveur. C'est parce que les hommes portent le nom du Christ tout en reniant son caractère par leur conduite, que le christianisme a si peu de puissance dans le monde et que ce nom est blasphémé. " Ellen G. White, Heureux ceux qui, p. 142.

 

À méditer

 

1. Quel est votre passage favori parmi ceux étudiés cette semaine ? Pourquoi ?

2. Examinez ce qu'Ellen White a écrit sur la manière dont une foi qui " nous permettrait de mépriser nos semblables [...] ou de rester indifférents devant leurs besoins, leurs souffrances, ou leurs droits matériels, serait une religion inconséquente. " Pourquoi doit-on faire attention d'éviter le piège facile qui consiste à penser que puisque nous avons la " vérité " (même si c'est le cas), alors rien d'autre ne compte ?

3. En quoi ces versets de l'étude de jeudi nous montrent-ils ce qu'implique également le fait d'avoir la " vérité " ?


Résumé :

Les enseignements de Jésus présentent un mode de vie différent pour ceux qui sont citoyens et agents du royaume de Dieu. En s'appuyant sur la fondation des Écritures de l'Ancien Testament, il a fait écho et a élargi notre perspective en s'occupant des pauvres et des opprimés, en insistant sur le fait que ses disciples vivent comme des gens de compassion et de miséricorde tandis qu'ils attendent son retour.

Haut de page