Le questionnaire de l'école du sabbat présenté en français est disponible afin de faciliter votre étude.

Texte à étudier : Jn 14.9 ; So 3.17 ; Jn 1.1-3 ; Rm 8.38,39 ; Ps 91.15,16 ; Ap 14.6,7 ; Ep 1.4,5

Verset à mémoriser : « Et cet amour, ce n’est pas que, nous, nous ayons aimé Dieu, mais que lui nous a aimés et qu’il a envoyé son Fils. » (1 Jean 4.10).

Etude du Samedi Après-midi

Il y a une différence fascinante, mais cruciale, entre le christianisme et les religions non chrétiennes : les adeptes de ces dernières mettent l’accent sur ce que leurs fondateurs leur ont enseigné, mais ne soulignent pas ce que leurs fondateurs ont fait pour eux. Pourquoi ? Parce que quoi qu’aient fait leurs fondateurs pour eux, cela ne peut pas les sauver. Tout ce que ces chefs ont pu faire, c’est essayer d’enseigner aux gens comment se « sauver » eux-mêmes.

A contrario, les chrétiens mettent l’accent non seulement sur ce que Jésus a enseigné, mais aussi sur ce qu’il a fait, car ce qu’il a fait a fourni le seul moyen d’être sauvé. L’incarnation de Christ dans la même chair que nous (Rm 8.3), sa mort sur la croix (Rm 5.8), sa résurrection (1 P 1.3) et son ministère au ciel (He 7.25), tout cela suffit à nous sauver. Et certainement pas quoi que ce soit en nous. « Si l’on rassemblait tout ce qui est bon, saint, noble et aimable chez l’homme et que l’on présentait le sujet aux anges de Dieu pour en faire un élément du salut de l’âme humaine ou un élément de mérite, la proposition serait rejetée car considérée comme une trahison. »

Cette merveilleuse vérité est d’une importance toute particulière pour nous face aux dangers et aux tromperies des derniers jours.

Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 28 Avril

Etude de Dimanche

L’amour du Père

Peu de temps avant la croix, Jésus a parlé avec ses proches de la manière dont on peut venir au Père à travers lui. C’est là que Philippe a dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit » (Jn 14.8).

Comment Jésus a-t-il répondu à Philippe ? Jean 14.9. Que nous apprend sa réponse sur le Père ? Quelles idées fausses sur Dieu sa réponse devrait-elle balayer ?
Certains disent que le Dieu de l’Ancien Testament est un Dieu de justice, en comparaison avec le Dieu du Nouveau Testament, qui est plein de miséricorde, de grâce et de pardon. Cette distinction qu’ils font entre les deux n’est pas valable. C’est le même Dieu, avec les mêmes attributs, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament.

Christ est venu dans ce monde entre autres pour révéler la vérité sur Dieu le Père. Au fil des siècles, de fausses idées sur lui et son caractère ont circulé, non seulement chez les païens, mais aussi au sein de son peuple élu. « Parce que Dieu a été méconnu, les ténèbres ont envahi la terre. Pour dissiper ces ombres lugubres, pour ramener le monde à Dieu, il fallait briser le pouvoir trompeur de Satan. » Voilà quelques-unes des raisons pour lesquelles Jésus est venu sur cette terre.

Dieu ne change pas. Si nous connaissions les faits autour des événements de l’Ancien Testament, nous découvririons un Dieu tout aussi miséricordieux dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau. La Bible a déclaré : « Dieu est amour » (1 Jn 4.8), et Dieu ne change pas. « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour toujours. » (He 13.8).

N’oublions pas également que c’est le Dieu de l’Ancien Testament qui était pendu à la croix.

Ce Dieu est également clément et compatissant, patient et grand par la fidélité (Ps 145.8). Dieu a un amour à toute épreuve (Ps 143.8) et il prend plaisir en ses disciples (Ps 147.11). Dieu a des projets pour que son peuple prospère et il veut lui donner de l’espérance (Jr 29.11). Dans son amour, il cessera de réprimander, mais se réjouira de son peuple par des chants (So 3.17). Tout cela n’est qu’un aperçu de l’identité de Dieu le Père.

Réfléchissez au fait que Jésus représente Dieu le Père.
Pourquoi s’agit-il d’une vérité aussi merveilleuse et encourageante, en particulier pour ceux qui ont peut-être peur de Dieu parfois ?

Etude de Lundi

L’amour de Christ

Le péché a séparé l’humanité de Dieu. Un fossé béant s’est ouvert entre eux, et si ce fossé n’avait pas été comblé, l’humanité aurait été vouée à la destruction éternelle. Le gouffre était profond et dangereux. Il a fallu quelque chose de tout à fait incroyable pour résoudre le problème du péché et rapprocher l’humanité pécheresse d’un Dieu juste et saint. Il a fallu quelqu’un de coéternel avec Dieu lui-même, quelqu’un de divin comme Dieu lui-même, devenu un être humain et qui, dans cette humanité, s’est offert en sacrifice pour nos péchés.

Lisez Jean 1.1-3,14 et Philippiens 2.5-8. Que nous enseignent ces passages sur l’identité de Jésus ?
Christ était éternel et son existence ne dépendait pas de qui que ce soit ou de quoi que ce soit. Il était Dieu, non pas l’apparence de Dieu, mais Dieu lui-même. Sa nature fondamentale était divine et éternelle. Jésus a conservé cette divinité, mais il est devenu un être humain afin de garder la loi dans cette humanité et de mourir en Substitut de tous ceux qui ont transgressé la loi, c’est-à-dire nous tous (Rm 3.23).
Christ s’est fait humain, sans aucun avantage sur les autres humains. Il a observé la loi de Dieu, non pas grâce à sa puissance divine propre, mais en se reposant sur la puissance divine extérieure disponible pour n’importe qui.

Jésus était pleinement Dieu et pleinement humain. Cela signifie que celui qui soutient « tout par sa parole puissante » (He 1.3) est aussi « le nouveau-né [que l’on trouva] couché dans la mangeoire » (Lc 2.16). Cela signifie que celui qui est « avant tout, et c’est en lui que tout se tient » (Col 1.17) est aussi celui qui, quand il était enfant, « progressait en sagesse, en stature et en grâce » (Lc 2.52). Cela signifie que celui sans lequel « rien n’est venu à l’existence » (Jn 1.3) est aussi celui qui a été « éliminé en [étant pendu] au bois » (Ac 5.30).

Si tout cela nous révèle l’amour que Christ a pour nous, et si l’amour que Christ a pour nous est une manifestation de l’amour que le Père a envers nous, alors comment s’étonner que nous ayons autant de raisons de nous réjouir et d’être reconnaissants !

Lisez Romains 8.38,39.
En quoi nos lectures de la leçon d’aujourd’hui nous donnent-elles de puissantes raisons de faire confiance à ce que Paul nous dit ici ?

Etude de Mardi

L’amour de l’Esprit

Le Saint-Esprit est mal compris, presque autant que le Père. Certains théologiens considèrent l’Esprit comme l’amour qui existe entre le Père et le Fils. En d’autres termes, l’Esprit ne serait que l’affection que se portent le Père et le Fils. Cela signifie qu’il est réduit à une relation entre deux membres de la Divinité et qu’il n’en est pas membre lui-même.

Mais la Bible prouve son statut de personne. Les chrétiens sont baptisés en son nom, avec le Père et le Fils (Mt 28.19). L’Esprit glorifie Christ (Jn 16.14). L’Esprit convainc (Jn 16.8). Il peut être attristé (Ep 4.30). C’est un Consolateur (Jn 14.16), quelqu’un qui nous vient en aide (BFC). Il enseigne (Lc 12.12), il intercède (Rm 8.26), et sanctifie (1 P 1.2). Christ a dit que l’Esprit conduit les gens dans toute la vérité (Jn 16.13).

En un mot, l’Esprit est Dieu, tout comme le Père et le Fils. Ensemble, ils sont un seul et même Dieu.

Tout ce que fait l’Esprit révèle l’amour divin. Citez quelques-unes des choses qu’il fait. Lc 12.12 ; Jn 16.8-13 ; Ac 13.2.
La plus grande preuve que le Saint-Esprit est Dieu, c’est l’incarnation de Christ. Jésus est né du Saint-Esprit (Mt 1.20). Seul Dieu pouvait « créer » de cette manière. Le Saint-Esprit est capable d’accomplir deux miracles opposés pour Christ. D’abord, il a placé le Christ omniprésent dans le ventre de Marie. Christ est monté au ciel sous forme corporelle, cantonné à ce corps. Deuxièmement, l’Esprit prend Christ limité par son humanité et, lors d’un autre miracle inexplicable, il le rend présent aux chrétiens du monde entier.

Ainsi, le Saint-Esprit, avec le Père et le Fils, agit en notre faveur. « La Divinité fut émue de pitié pour la race, et le Père, le Fils et le Saint-Esprit se consacrèrent à la préparation du plan de la rédemption. »

Le Père, le Fils, et le Saint-Esprit nous aiment de la même manière, et ils sont à l’oeuvre pour nous sauver et nous faire entrer dans le royaume éternel de Dieu. Comment, dans ce cas, pouvons-nous négliger un si grand salut ?

Quelle mesure de réconfort peut-on tirer du fait que le Père, le Fils et le Saint-Esprit soient tous à l’oeuvre en vue de notre bien éternel ?

Etude de Mercredi

L’assurance du salut

Certains adventistes du septième jour se demandent s’ils seront sauvés. Ils manquent d’assurance et aspirent à connaître leur avenir éternel. Ils se donnent du mal pour être bons, et pourtant, ils savent qu’ils ne sont pas à la hauteur. Ils regardent à eux-mêmes et trouvent peu d’éléments propres à les encourager dans le voyage de la vie.

Quand on voit le fossé immense entre le caractère de Jésus et le nôtre, ou quand on lit un texte comme : « étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent » (Mt 7.14), qui n’a jamais eu des moments de doute, où l’on se demande si on va y arriver ?

Si nous voulons être prêts pour les temps de la fin, nous devons avoir l’assurance du salut aujourd’hui. Nous devons nous réjouir de la réalité du salut pour pouvoir faire face à l’avenir sans avoir peur. Pourtant, comme nous l’avons vu, toutes les personnes de la Divinité sont vivantes et à l’oeuvre en notre faveur. Ainsi, nous pouvons et devrions vivre avec l’assurance de notre salut.

Lisez les textes suivants. Quelle espérance et quelle assurance nous donnent-ils concernant le salut, ainsi que Dieu a fait pour nous et promet de faire ? Psaume 91.15,16 ; Joël 2.31,32 ; Jean 10.28 ; Romains 10.9-13 ; 1 Jean 5.11-13.
Nous sommes appelés, et même sommés, de mener une vie sainte, mais cette vie est la conséquence de notre salut par Christ, et non le moyen d’atteindre ce salut. Nous devons être fidèles, et jusqu’à la mort s’il le faut, mais nous devons toujours compter sur ce don comme notre seul espoir de salut. Le peuple de Dieu sera trouvé fidèle et obéissant aux derniers jours, une fidélité et une obéissance qui naissent de l’assurance de ce que Christ a fait pour eux.

Etude de Jeudi

L’Évangile éternel

Lisez Apocalypse 14.6,7. Qu’est-ce que « l’Évangile éternel » ?
L’Évangile est qualifié ici d’éternel. Preuve supplémentaire que Dieu ne change pas. Un Dieu qui ne change pas a un Évangile qui ne change pas. Cet Évangile éternel donne l’assurance à tous ceux qui veulent bien l’accepter. L’Évangile révèle l’amour immuable de Dieu, et c’est de ce message dont le monde a besoin. Tout le monde doit avoir une chance de l’entendre, et c’est pour cela que Dieu a appelé son peuple à le diffuser.

« En lui, il nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour, il nous a destinés d’avance, par Jésus-Christ, à l’adoption filiale, pour lui, selon sa volonté bienveillante. » (Ep 1.4,5). Qu’est-ce que cela nous indique encore davantage sur le caractère éternel de l’Évangile ?
Choisis en lui « avant la fondation du monde ». Quand on parle d’Évangile éternel ! Même avant la Création de ce monde, le plan de Dieu, c’était que nous ayons le salut en lui.

Voyez quelques-uns des termes employés ici : « choisis », « destinés par avance », « adoption », « volonté bienveillante ». Voyez à quel point ces deux versets montrent combien Dieu souhaite que nous ayons la vie éternelle en lui. Et le fait que Dieu ait accompli tout cela avant la fondation du monde (voir également 2 Th 2.13 ; 2 Tm 1.9) montre clairement sa grâce, indiquant par là que notre salut ne vient pas de quelque chose que nous pourrions faire, ni du mérite d’aucune créature, mais exclusivement du caractère même d’amour de Dieu. Comment le salut pourrait-il venir de quelque chose que nous ferions si nous avons été élus pour avoir ce salut en lui avant notre existence ? Le choix nous revient de l’accepter ou de le rejeter.

Comment se manifeste cette élection dans la vie de celui qui est élu ? « Pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui » (Ep 1.4). Nous avons aussi été choisis pour cela.

Nous sommes appelés à répandre « l’Évangile éternel » dans le monde, cela fait partie du message pour la fin des temps, avant le retour de Jésus.
Pourquoi devons-nous connaître et vivre la réalité de « l’Évangile éternel » dans notre vie personnelle avant de le partager avec d’autres ?

Etude de Vendredi

Pour aller plus loin...

Nous pouvons avoir l’assurance du salut, mais nous ne devons pas pour autant être présomptueux sur ce sujet. Existe-t-il une fausse assurance du salut ? Absolument. Et Jésus lui-même nous a mis en garde contre cela, en disant : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : “Seigneur ! Seigneur !” qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas par ton nom que nous avons parlé en prophètes, par ton nom que nous avons chassé des démons, par ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus ; éloignez-vous de moi, vous qui faites le mal !” » (Mt 7.21-23).

Ces personnes ont commis deux erreurs fatales. D’abord, malgré toutes les grandes choses qu’ils avaient accomplies au nom du Seigneur, ils ne faisaient pas la volonté du Seigneur, qui est d’obéir à sa loi. Jésus n’a pas dit : « Éloignez-vous de moi, vous qui n’avez pas été sans péché ou sans faute ou qui étiez imparfaits ». Il les décrit comme « faisant le mal », traduction d’anomian, c’est-à-dire « sans loi ».

Deuxièmement, remarquez combien ils mettent l’accent sur eux-mêmes et ce qu’ils ont accompli : « N’est-ce pas par ton nom que nous avons fait ceci ? N’est-ce pas par ton nom que nous avons fait cela ? ». Oh, ça suffit ! Comme ils devaient être loin de Christ pour faire la liste de leurs propres oeuvres dans une tentative de se justifier devant Dieu ! Les seules oeuvres qui nous sauveront sont celles de Christ, qui sont portées à notre crédit par la foi. Voilà où se situe notre assurance, non pas en nous ou en nos oeuvres, mais en ce que Christ a fait pour nous. Vous voulez de l’assurance ? Obéissez à la loi de Dieu et reposez-vous uniquement sur les mérites de la justice de Christ, et vous aurez toute l’assurance qu’il vous faut.

À méditer
? Martin Luther aurait déclaré : « Quand je regarde à moi-même, je ne sais pas comment je pourrais être sauvé. Quand je regarde à Jésus, je ne sais pas comment je pourrais être perdu ». Quelle grande sagesse comportent ces paroles ? Pourquoi est-ce une bonne idée de toujours garder ce sentiment à l’esprit ?
? Attardez-vous davantage sur l’idée que nous avons été choisis pour le salut avant la fondation du monde. Pourquoi cela ne signifie-t-il pas pour autant que tous seront sauvés ? Si des gens ne sont pas sauvés, est-ce parce que Dieu ne les aura pas choisis, ou à cause des choix qu’eux auront faits ? Échangez là-dessus en classe.
? En quoi la réalité du scénario du grand conflit nous aide-t-elle à mieux vivre la réalité du mal même dans un monde que le Père, le Fils et le Saint-Esprit aiment ?

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