Pôle chrétien

Leçon de l'Ecole du Sabbat


Samedi: SABBAT APRÈS-MIDI

Leçon 12

La mort et la résurrection

Étude de la semaine : Jean 11.11; Jean 1.1-4; Luc 8.54, 55 ; Jean 5.28, 29; Mt 5.22, 29; Jean 11.38-44.

Versets à mémoriser: " « Jésus lui dit: “C’est moi qui suis la résurrection et la vie, Celui qui met sa foi en moi, même s’il meurt, vivra” » (Jn 11.25). "

Les humains ont une répulsion innée pour la mort parce que nous avons été créés uniquement pour vivre et jamais pour mourir. La mort est une intruse. Elle n’aurait jamais dû être.

C’est pourquoi, durant son ministre terrestre, Jésus a montré une immense compassion envers ceux qui étaient endeuilles. Quand il a vu la veuve de Naïn accompagner son seul fils jusqu’à sa dernière demeure, il fut ému par elle et lui dit: “ne pleure pas” (Lc 7.13). Au père brisé d’une fillette de douze ans qui venait de mourir, Le Christ dit : « Sois sans crainte, crois seulement » (Mc 5.36, Colombe). Chaque fois que la mort frappe nos bien-aimés, Jésus est ému de tendresse par notre chagrin. Son cœur compatissant pleure avec nous.

Mais le Christ fait bien plus que pleurer. Ayant conquis la mort par sa propre mort et sa résurrections, il possède les clés de la mort, et il promet de ressusciter quiconque croit en lui pour lui donner la vie éternelle. C’est de loin la plus grande promesse que nous avons reçue dans la Parole de Dieu. Autrement, si la mort avait le dernier mot, notre vie et tout ce que nous avons accompli seraient vains,

Dimanche: L’état des morts

Les écrivains de l’Ancien Testament ont constamment dit et répété que l’homme est un être vivant indivisible. Les différents termes hébreux généralement traduits par chair, âme, et esprit sont simplement des moyens différents de décrire, de perspectives différentes, la personne humaine dans sa globalité. En harmonie avec cette perspective, la Bible emploie différentes métaphores pour décrire la mort. Parmi elles, le sommeil ressort comme un symbole approprié pour refléter la compréhension biblique de la condition des morts (voir Jb 3.11-13,14.12 Ps 13.3, Jr 51.39, Dn 12.2). La mort est la fin ultime de la vie. La mort est un état d’inconscience dans lequel il n’y a aucune pensée, aucune émotion, aucune œuvre, ni aucune relation d’aucune sorte (Ec 9.5, 6,10 ; Ps 115.17;146.4).

Au temps de Jésus, cependant, cette vision de l’humanité, et en particulier de la mort, était remise en question par le concept dualiste païen de l’immortalité de l’âme, qui gagnait du terrain rapidement dans tout le monde connu de l’époque.

Comment Jésus a-t-il décrit la mort de son ami Lazare ? Voir Jean 11.11.

Malgré ce passage et d’autres, un certain nombre de chrétiens prétendent que Jésus croyait en l’immortalité de l’âme, car il a dit au larron sur la croix : « Amen, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23.43). La signification de ce texte change totalement selon la place des virgules. (Les manuscrits grecs les plus anciens du Nouveau Testament n’ont pas de marques de ponctuation). Si la virgule est placée après « dis », comme le rendent la plupart des versions de la Bible, cela signifie que Jésus et le larron sont allés ensemble au paradis ce jour-là. Si la virgule est placée après « aujourd’hui, » le texte signifie que Jésus a assuré le larron de sa future rédemption. En réalité, les paroles de Jésus mettent l’accent sur l’assurance du salut, et non sur le temps de l’entrée du larron au ciel. Le contexte confirme cela. Pour commencer, le larron n’avait pas demandé un transfert immédiat pour le ciel au moment de sa mort, niais plutôt que Jésus se souvienne de lui quand il viendrait dans son règne. De plus, trois jours plus tard, Jésus lui-même a affirmé qu’il n’était pas encore monté vers le paradis (Jn 20.17). Ce texte, par conséquent, n’enseigne pas que les âmes des morts vont au ciel après la mort.

Du fait que nous comprenons que la mort est un sommeil inconscient, pourquoi l’enseignement de la résurrection est-il si crucial pour nous?

Lundi: L’espérance de la résurrection

À la Création, « le Seigneur Dieu façonna l’homme de la poussière de la terre ; il insuffla dans ses narines un souffle de vie » par conséquent, « l’homme devint un être vivant » (Gn 2.7). Aussi longtemps que Dieu maintient le souffle de vie dans les créatures vivantes, elles sont en vie. Mais quand il leur retire le souffle, elles meurent et retournent à la poussière (Ps 104.29, Ec 12.7). Ce n’est pas une décision arbitraire de la part de Dieu. Il s’agit de la conséquence inévitable du péché. Mais la bonne nouvelle, c’est que, par le Christ, il y a de l’espoir, même dans la mort.

Lisez Jean 1.1-4.

Qu’impliquent ces versets sur la puissance de Jésus à ressusciter les morts?

Le Christ a la vie en lui-même, car il est la vie (Jn 14.6). Il a tout créé et il a le pouvoir de donner la vie à qui il veut (Jn 5.21). Ainsi, il peut ressusciter les morts.

Comment se passe la résurrection? Voir Luc 8.54, 55.

D’après la Bible, la résurrection est l’inverse de la mort. La vie est restaurée quand le souffle de vie est redonné par Dieu. C’est ainsi que Luc a expliqué la résurrection de la fille de Jaïrus. Après avoir appris que la fillette était décédée, Jésus s’est rendu chez elle, et a dit aux personnes présentes qu’elle dormait. Puis il « la saisit par la main et dit d’une voix forte : mon enfant, réveille-toi. Son esprit [pneuma] revint, et à l’instant même elle se leva » (Lc 8.54, 55). Sur l’ordre divin de Jésus, le principe de vie donné par Dieu revint à la jeune fille. Le mot grec utilisé par Luc, pneuma, signifie « vent, » « souffle » ou « esprit. » Quand la Bible l’utilise en lien avec les êtres humains, cela ne dénote jamais une entité consciente capable d’exister en dehors du corps. Dans ce texte, il fait référence clairement au souffle de vie.

La mort est si banale que nous y sommes habitués. Comment, cependant, pouvons-nous apprendre à faire confiance aux promesses de Dieu sur la vie éternelle, même si pour le moment, la mort semble avoir la victoire?

Mardi: La résurrection et le jugement

Ce que nous avons étudié jusqu’à présent pourrait nous amener à croire que la résurrection concernera peu de gens. Mais Jésus a affirmé qu’il viendra un temps où « tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix et sortiront » (Jn 5.28, 29, c’est nous qui soulignons). Les croyants et les incroyants, les justes et les pécheurs, les sauvés et les perdus, tous seront ressuscités. Comme Paul l’a déclaré : « la résurrection des morts, tant des justes que des injustes [...] arrivera » (Ac 24.15, Ostervald).

Tous seront certes ressuscités des morts à la fin, mais tous feront face à un seul des deux sorts éternels. Quels sont-ils ? Jean 5.28, 29.

L’universalité de la résurrection ne veut pas dire qu’au dernier jour tout le monde sera conduit dans une vie éternelle de joie et de félicité. « Une multitude qui dort au pays de la poussière se réveillera- les uns pour la vie éternelle et les autres pour le déshonneur, pour une horreur éternelle » (Dn 12.2).

La Bible enseigne que Dieu jugera la vie de chaque être humain, décidant de la destinée éternelle de chaque personne ayant jamais vécu ici-bas (Ec 12.14, Rm 2.1-11). Cependant, l’exécution de la sentence divine ne survient pas immédiatement après la mort de chaque individu, mais seulement après sa résurrection. Avant cela, les sauvés et les perdus dorment tous sans conscience dans la poussière. La résurrection, par elle-même, n’est ni une récompense ni un châtiment. C’est la condition préalable à la réception de la vie ou de la condamnation éternelle. En parlant des deux résurrections, Jésus a indiqué que notre destinée sera décidée en fonction de la qualité morale de nos actes (bons ou mauvais). Cependant, ce fait ne veut pas dire que ce sont nos œuvres qui nous sauvent. Au contraire, Jésus a clairement enseigné que notre salut dépend exclusivement de notre foi en lui comme Sauveur personnel (Jn 3.16). Dans ce cas, pourquoi les œuvres sont-elles prises en compte ? Parce qu’elles montrent si notre foi en Christ et notre abandon à lui sont authentiques ou non (Jc 2.18). Nos œuvres démontrent si nous sommes toujours « morts par vos fautes et par vos péchés » (Ep 2.1, Colombe) ou bien « morts au péché, mais vivants à Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur » (Rm 6.11, Ostervald).

Méditez sur le destin final qui attend chacun d’entre nous. S’il y a quoi que ce soit, qui se dresse entre vous et la vie éternelle, pourquoi ne pas, en cet instant même, choisir de vous en débarrasser ? Après tout, qu’est-ce qui peut bien valoir la peine qu’on perde l’éternité?

Mercredi: Ce que Jésus a dit de l’enfer

Jésus utilise deux termes grecs, hadès et gehenna, pour parler de la mort et du châtiment des impies. Etant donné la croyance populaire dans le sens du mot enfer, nous devons l’examiner attentivement.

Hadès est l’équivalent du mot hébreu she’ôl, le terme le plus utilisé dans l’Ancien Testament pour le royaume des morts. Ces termes représentent simplement la tombe ou l’endroit vers lesquels tous descendent à la mort, sans connotation de châtiment ou de récompense. Il y a cependant un texte où hadès est associé au châtiment: dans la parabole de l’homme riche et de Lazare.

Lisez Luc 16.19-31.

Quelle est la leçon fondamentale mise en avant par cette parabole (voir en particulier les versets 27 à 31)? Pourquoi le fait d’employer cette parabole pour enseigner que les humains vont directement au paradis on en enfer après leur mort n’est-il pas correct?

Cette parabole n’est pas axée sur l’état de l’homme dans la mort. Une leçon importante nous vient du contexte, donné par une croyance populaire, mais non biblique que beaucoup des contemporains de Jésus avaient. Cette leçon est celle-ci: notre destinée future dépend des décisions que nous prenons chaque jour dans cette vie. Si nous rejetons la lumière que Dieu nous accorde ici-bas, il n’y a plus d’occasions après la mort. Toute tentative d’interpréter cette parabole littéralement entraîne des problèmes insolubles. En fait, les détails du tableau semblent volontairement bizarres pour nous montrer que Jésus ne voulait pas que ses paroles soient prises littéralement, mais métaphoriquement.

Quels avertissements Jésus a-t-il donné concernant l’enfer ? Voir Mt 5.22, 29,30 ; 23,33.

Dans beaucoup de traductions de la Bible, le mot enfer apparait onze fois dans la bouche de Jésus. Il a en réalité utilisé le mot grec gehenna, qui vient du mot hébreu Ge Hinnom, « vallée de Hinnom. » D’après l’Ancien Testament, c’est dans cette vallée, située au sud de Jérusalem, que les rois Achaz et Manassé conduisirent l’horrible rite païen qui consistait à passer des enfants par le feu (2 Ch 28.3, 33.6). Plus tard, le bon roi Josias mit un terme à cette pratique (2 R 23.10). À cause des péchés qui y étaient perpétrés, Jérémie a prophétisé que Dieu ferait de cet endroit une « vallée de la tuerie » (Jr 7.32, 33; 19.6). Par conséquent, pour les Juifs, la vallée est devenue un symbole de jugement final et de châtiment des impénitents. Jésus emploie ce terme métaphoriquement, sans donner de détails sur le temps et le lieu du châtiment, ce que nous trouvons dans d’autres passages bibliques. L’enfer, cependant, n’est pas un lieu de châtiment éternel.

Jeudi: Jésus a vaincu la mort

Pourquoi la résurrection de Lazare est-elle le miracle suprême du ministère terrestre de Jésus ? Voir Jean 11.38-44.

Jésus avait déjà ressuscité deux morts, mais aucune des deux résurrections n’avait été aussi spectaculaire que celle-ci. Lazare était mort depuis quatre jours, fait confirmé par Marthe près du tombeau. Jésus a fait ce miracle en plein jour, devant une foule de témoins respectés venus de Jérusalem. Les preuves sont irréfutables.

Cela dit, la résurrection de Jésus fut bien plus importante que celle de Lazare. Puisqu’il a la vie en lui-même, non seulement il a le pouvoir de ressusciter les morts et de donner la vie à qui il veut (Jn 5.21), mais il a également le pouvoir de donner sa propre vie et de la reprendre (Jn 10.17, 18). Sa résurrection a prouvé cela de manière convaincante.

Quel est le rapport entre la résurrection du Christ et la nôtre? Pourquoi sa résurrection est-elle si importante pour notre salut ? Voir 1 Co 15.17-20.

Le pouvoir de Christ à briser les chaines de la mort est incontesté. Il est ressuscité du sépulcre comme prémices de ceux qui dormaient en lui. Sa résurrection est la garantie de la résurrection de chaque croyant, car il détient les clefs de la mort (Ap 1.17, 18).

« Pour tour croyant, le Christ est la résurrection et la vie. Par le Sauveur, nous retrouvons la vie que le péché nous a fait perdre ; car il possède en lui-même une vie qui lui permet de ressusciter qui il veut. Il a le droit de communiquer l’immortalité. Il reprend possession de la vie qu’il a donnée étant homme, et il la communique à l’humanité. » — Ellen G. White, Jésus-Christ, p.789.

Après la mort de Lénine, son corps a été cryogénisé dans l’espoir que la science finira par avoir la possibilité de le ramener à la vie. Jusqu’à présent, les chances semblent plutôt minces. La mort est si puissante que seul Celui qui a créé la vie peut la restaurer. Pourquoi alors devons-nous avoir confiance que Jésus peut et qu’il va nous ressusciter comme il l’a promis?

Vendredi : Pour aller plus loin...

Pour aller plus loin...: Lisez Ellen G. White, « Lazare, sors ! » pp.519-532, et « Le Seigneur est ressuscité, » pp.783-790, dans Jésus-Christ.

« La voix du Fils de Dieu appelle les saints hors de leurs tombeaux. Jetant regards sur ces tombes, il lève les mains vers le ciel et s’écrie “debout, debout, debout vous qui dormez dans la poussière ! Dans toutes les parties de la terre, les morts entendront la voix du Fils de l’homme, et ceux qui l’auront entendue vivront”. [...] Revêtus d’une gloire immortelle, ils sortent de la prison de la mort, en s’écriant “ Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? Puis les justes vivants et les saints ressuscités s’unissent dans une joyeuse et puissante acclamation, » - Ellen G. White, La tragédie des siècles, p.699.

Discussion Questions:

  • Nous luttons tous à un moment ou un autre avec la réalité de la mort, son apparent caractère définitif, et son apparente stupidité. Si, comme beaucoup le croient, il n’y a pas de Dieu, aucun espoir de vie éternelle, et aucune résurrection, alors à quoi rime la vie humaine ? Que peut-elle signifier si, tôt ou tard, chacun meurt et son souvenir disparait à jamais? Comment notre compréhension de la résurrection répond-elle à ce dilemme sans cela insoluble?
  • Citez certains des dangers liés à l’idée de l’immortalité de l’âme. Pourquoi Satan veut-il propager cette croyance non biblique ? Quel est le rôle que cette idée va jouer dans le scenario religieux au temps de la fin? Pensez à toutes les tromperies possibles auxquelles échapperont ceux qui comprennent que la mort n’est qu’un sommeil en attendant la résurrection.