Pôle chrétien

Leçon de l'Ecole du Sabbat


Samedi: SABBAT APRÈS-MIDI

Leçon 9

Des paroles de vérité

Étude de la semaine : Pr 22; Pr 23; Ex 22.21-27; Pr 24; Ep 5.20; Ez 33.8

Versets à mémoriser: "« N’ai-je pas déjà mis par écrit à ton intention des conseils et des paroles de connaissance pour t’enseigner des choses sures, des paroles vraies, afin que tu répondes par des paroles vraies à celui qui t’envoie? » (Proverbes 22.20, 21). "

Dans une certaine mesure (une grande mesure, à vrai dire), nous sommes tous les produits de notre environnement. Bien que l’hérédité joue un grand rôle, nos valeurs viennent de ce qui nous entoure : notre foyer, notre éducation, notre culture. Depuis l’enfance, ce que nous entendons et voyons a un impact sur nous.

Malheureusement, ce que nous voyons et entendons n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux pour nous. Le monde autour de nous est un monde déchu à tous les niveaux, et c’est impossible qu’il n’ait pas un impact négatif sur nous. Néanmoins, nous avons reçu la promesse du Saint-Esprit, et nous avons la parole de Dieu qui nous indique quelque chose de plus élevé et de meilleur que le monde.

Cette semaine, nous examinerons différents proverbes ainsi que les vérités pratiques qu’ils expriment, des vérités qui, lorsqu’elles sont prises à cœur et suivies, nous aident à surmonter la noirceur de ce monde déchu et à nous préparer à un monde meilleur.

Dimanche: La connaissance de la vérité

Lisez Proverbes 22.17, 18.

Que nous dit ce passage sur l’impact que devrait avoir la vérité dans nos vies?

Le premier devoir de l’élève est d’écouter et de faire attention : « Prête l’oreille et écoute » (Pr 22.17). Autrement dit : « Concentre-toi ! » L’idée cruciale, c’est que celui qui recherche la vérité doit être appliqué, il doit vraiment vouloir apprendre ce qui est juste et ensuite le faire.

Mais il ne suffit pas pour l’élève d’écouter ou même de comprendre, de manière intellectuelle, ce qu’on lui enseigne. Certaines personnes ont une grande quantité de faits bibliques en tête, mais n’ont aucune véritable connaissance ni expérience de la vérité elle-même (Jn 14.6).

Au lieu de cela, la vérité devrait atteindre la partie la plus profonde de l’être humain. L’expression en hébreu dans Proverbes 22.18, au-dedans de toi fait référence au « ventre. » La leçon ne devrait pas être superficielle. Elle doit être digérée, assimilée, et devenir partie intégrante de notre être. Une fois que le message est entré profondément dans notre système, et qu’il s’ancre en nous, alors il revient jusqu’à nos lèvres, et notre témoignage peut devenir puissant.

Lisez Proverbes 22.19-21.

Quels effets l’expérience de la vérité a-t-elle en nous?

1. La foi (v. 19). Le premier but de l’enseignement de la sagesse n’est pas la sagesse en soi. Proverbes n’a pas pour but de faire des disciples plus intelligents ou plus compétents. L’objectif du maitre est de renforcer la confiance du disciple dans le Seigneur.

2. La conviction (v. 21). Les élèves devraient savoir pourquoi ces paroles vraies sont certaines. Ils devraient savoir pourquoi ils croient ce qu’ils croient. Par définition, la foi, c’est une croyance que nous ne comprenons pas complètement. Néanmoins, nous devrions avoir tout de même de bonnes raisons d’avoir cette foi.

3. La responsabilité (v. 21). La dernière étape dans l’éducation, c’est de partager avec les autres ces paroles vraies que nous avons reçues. C’est tout à fait primordial pour notre vocation globale en tant que peuple.

Réfléchissez à toutes les raisons puissamment logiques à notre foi adventiste. Quelles sont ces raisons, et pourquoi ne devrions-nous jamais hésiter à les garder toujours devant nos yeux et à les partager avec les autres ? Apportez votre réponse ce sabbat.

Lundi: Voler les pauvres

Lisez Proverbes 22.22, 23.

Quel avertissement nous est donné?

Bien qu’il soit toujours mal de voler, cette interdiction concerne le fait de voler aux pauvres et aux opprimés, qui sont les plus vulnérables. Ils sont véritablement sans défense, et sont donc l’objet d’une attention particulière de Dieu (Ex 22.21-27). Le cas de David, qui a tué Urie afin de voler sa femme, et la parabole de Nathan sur la brebis (2 Sa 12.1-4), nous viennent à l’esprit. Voler un pauvre n’est pas qu’un acte criminel : c’est un péché contre l’Eternel (2 Sa 12.13). Prendre de quelqu’un qui a moins encore que vous est pire que de voler; c’est également de la lâcheté. Ces voleurs pensent-ils que Dieu voit leurs actions ?

En effet, Proverbes 22.23 laisse entendre que même si le voleur s’en sort sans aucun châtiment humain, Dieu rétribuera. Il se peut même que la mention du Rédempteur, le Goel (Pr 23.11) fasse référence au scénario divin du jugement de la fin des temps (Jb 19.25).

Ainsi, cet avertissement, ainsi que d’autres dans la Bible, s’élèvent contre ceux qui ne s’intéressent qu’aux « gains » immédiats de leurs actes, et non aux conséquences à long terme. Ils prennent possession et augmentent leurs biens aux dépens des autres, et ils sont disposés à tricher et à tuer pour arriver à leurs fins. Ils en profitent peut-être maintenant, mais ils le paieront plus tard. Ce raisonnement ne devrait pas seulement décourager le voleur. Il devrait montrer que nos valeurs éthiques sont intimement liées à la Souveraineté de Dieu.

En Angleterre, certains athées ont fait placer le slogan suivant sur des bus urbains : « Dieu n’existe sans doute pas. Alors, arrêtez de vous inquiéter et profitez de la vie. » On pourrait répliquer bien des choses à cela, mais considérez simplement celle-ci : si Dieu n’existait pas, alors ceux qui volent aux pauvres et qui s’en tirent sans problème maintenant, n’auraient vraiment pas de quoi s’inquiéter. En effet, ceux qui ont fait beaucoup de mal en toute impunité resteraient vraiment impunis. En quoi la foi en Dieu et en ses promesses de jugement contribue-t-elle à nous donner une certaine paix de l’esprit devant toutes les injustices que nous voyons dans le monde aujourd’hui?

Mardi: Être jaloux des méchants

Contre quoi les textes de Proverbes 23.17; 24.1 et 24.19 nous mettent-ils en garde ?

Pourquoi envierait-on les méchants ? De toute évidence, pas à cause des péchés qu’ils ont pu commettre. En général, c’est à cause du gain immédiat (richesse, succès, pouvoir) qu’ils ont atteint par leur méchanceté, voilà ce que les gens convoitent souvent pour eux-mêmes.

Bien sûr, tous les gens riches ou qui ont réussi ne sont pas méchants. Mais certains le sont. C’est probablement de ce genre de personnes que ces versets nous parlent. Nous sommes spectateurs de leur « belle vie » et, de notre point de vue, surtout si nous sommes personnellement en difficulté, il est facile d’envier ce qu’ils ont.

Il s’agit cependant d’une vision très étriquée et irréfléchie des choses. Après tout, la tentation du péché, c’est que sa récompense est immédiate : nous profitons d’une gratification tout de suite. Avoir une perspective qui dépasse le court terme peut nous prémunir contre la tentation c’est-à-dire qu’il nous faut voir au-delà des « bénéfices » immédiats de notre péché et penser aux conséquences à long terme.

D’ailleurs, qui n’a jamais vu le potentiel de destruction du péché ? On ne peut jamais s’en tirer. On peut le cacher de sorte que personne, même pas ceux qui nous sont proches, n’ait la moindre idée de ce que nous faisons (bien que tôt ou tard, ils finissent par s’en rendre compte, n’est-ce pas ?). Ou bien l’on peut parvenir à se tromper soi-même en se persuadant que nos péchés ne sont pas si terribles. (Après tout, vous avez vu tous ces gens qui font des choses bien pires!) Mais tôt ou tard, d’une façon ou d’une autre, le péché nous rattrape.

Nous devrions haïr le péché parce que c’est le péché. Nous devrions le haïr à cause de ce qu’il nous a fait, à nous, à notre monde, et à notre Seigneur. Si l’on veut voir quel a été le véritable prix du péché, regardons Jésus sur la croix. Voilà ce que notre péché a couté. Cette seule prise de conscience devrait suffire (bien que souvent ce ne soit pas le cas) à nous donner envie d’éviter le péché et à rester le plus loin possible de ceux qui voudraient nous y entrainer.

Avez-vous déjà envié le succès de quelqu’un ? Quel est le meilleur remède à ce problème spirituellement mortel ? (Voir Ep 5.20).

Mercredi: Ce que nous mettons dans notre bouche

Ce n’est pas un hasard si la première tentation humaine concernait la nourriture (Gn 3.3). C’est la désobéissance et le fait de manger ce qu’il ne fallait pas qui ont fait entrer le péché et la mort dans le monde (Gn 3.1-7, Rm 5.12). Rappelons-nous également cette réalité terrible : la première mention du vin dans la Bible intervient dans une histoire terriblement négative et dégradante (Gn 9.21).

Lisez Proverbes 23.29-35.

Comment l’emploi de l’alcool est-il présenté dans ces versets?

Tout le monde peut voir combien l’alcool peut être dévastateur. Bien sûr, tout le monde ne devient pas ivrogne invétéré. Mais les ivrognes invétérés ne s’imaginaient sans doute pas, la première fois qu’ils ont bu un verre, qu’ils finiraient ainsi.

« Celui qui a pris l’habitude de boire des boissons alcoolisées est dans une situation désespérée. On ne peut raisonner avec lui. Et l’on ne peut le persuader de se priver de ce petit plaisir. Son estomac et son cerveau sont malades, sa volonté est affaiblie, et son appétit incontrôlable. Le prince des puissances des ténèbres le maintient dans un esclavage qu’il ne peut briser. » Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 1162.

Lisez Proverbes 23.1-8. Pourquoi devrions-nous contrôler nos appétits?

Cet avertissement va plus loin que la simple politesse à table. Le texte biblique est un avertissement pour ceux qui aiment manger et qui ont de gros appétits (Pr 23.2). La métaphore du couteau sous notre gorge est particulièrement forte non seulement cela signifie modérer son appétit, mais elle suggère également le risque pour notre santé et même pour notre vie que peut causer l’excès de nourriture. Le mot en hébreu (bin) traduit par fais bien attention, exprime l’idée d’un choix éclairé entre différents types d’aliments. C’est le même mot qui est utilisé par Salomon lorsqu’il demande la sagesse pour l’aider à discerner [bin] le bon du mauvais (1 Rois 3.9). L’auteur inspiré a davantage en tête que simplement la question du contrôle de l’appétit. Son conseil peut également concerner les banquets et le côté social de la consommation d’alcool, quand nous avons la pression et que nous sommes tentés de désirer ses friandises (Pr 23.3).

Pensez à quelqu’un que vous connaissez dont la vie a été détruite par l’alcool. Pourquoi ce seul exemple devrait-il suffire à nous faire comprendre pourquoi nous ne devrions jamais ingérer ce poison?

Jeudi: Notre responsabilité


Quel principe fondamental est révélé ici? Comment appliquer cette idée dans notre vie quotidienne?

Il y a des années, dans une grande ville occidentale, une femme fut attaquée une nuit dans la rue. Elle appela à l’aide. Des douzaines de personnes l’entendirent, mais personne ne prit la peine d’appeler la police. La plupart des gens regardèrent par la fenêtre puis retournèrent à ce qu’ils faisaient. La femme s’arrêta bientôt de crier. Plus tard, on la retrouva morte, poignardée à de nombreuses reprises.

Les gens qui avaient entendu ses appels à l’aide et qui n’ont rien fait étaient-ils responsables de sa mort ? Bien qu’ils ne l’aient pas attaquée eux-mêmes, leur inaction l’a-t-elle tuée ?

Lisez Proverbes 24.11, 12,23-28.

Quels messages importants nous sont adressés ici?

La loi de Moïse nous met clairement en garde : « ceux qui ne disent pas qu’ils ont vu en porteront la culpabilité » (Lv 5.1). Nous ne sommes peut-être pas à même d’agir contre le crime, mais si nous gardons le silence devant ce que nous avons vu, alors nous partageons la culpabilité avec le criminel. Par notre silence, nous devenons complices.

D’un autre côté, si nous rapportons la vérité dans notre témoignage, en répondent des paroles droites (Pr 24.26), nous répondons de manière appropriée et agissons en gens responsables. Cet acte est comparé à un baiser sur les lèvres, ce qui signifie que la personne se soucie de l’autre.

Il est suffisamment tragique comme cela de rester silencieux et de ne rien faire pendant qu’une femme se fait assassiner dans la rue. Mais qu’en est-il de tous les autres maux du monde : la famine, la guerre, l’injustice, le racisme, l’oppression économique ? Quelles sont nos responsabilités là-dessus ?

Vendredi : Pour aller plus loin...



« Les âmes qui nous entourent doivent être réveillées et sauvées, ou bien elles mourront. Nous n’avons pas un instant à perdre. Nous avons tous une influence qui parle en faveur de la vérité ou en sa défaveur. Je souhaite porter avec moi des preuves manifestes qui démontrent que je suis l’un des disciples du Christ. Nous voulons quelque chose de plus grand que la religion du sabbat. Nous avons besoin du principe vivant, et de ressentir chaque jour notre responsabilité individuelle. Beaucoup rejettent cela, et leur fruit en est l’insouciance, l’indifférence, et un manque de vigilance et de spiritualité. » Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 1, p. 99.

« Parlez de la foi, vivez par la foi, cultivez l’amour pour Dieu. Montrez au monde tout ce que représente Jésus pour vous. Magnifiez son saint nom. Parlez de sa bonté. Parlez de sa miséricorde, et racontez sa puissance. » Ellen G. White, Our high calling, p. 20.

Discussion Questions:

  • En classe, passez en revue la réponse à la dernière question de dimanche. Que pouvons-nous tirer des réponses des uns et des autres ? De quelles manière pouvons-nous renforcer notre foi en ce que nous Croyons ?
  • Quelqu’un a dit : « Souvenez-vous de deux choses : Christ est mort pour vous, et un jour vous mourrez. » Dans le contexte de l’étude de mardi, qui parlait de la manière dont nous aurons à répondre du péché d’une façon ou d’une autre, quelle leçon cruciale devrions-nous tirer de cette idée ?
  • Vous vous souvenez de ces panneaux sur les bus londoniens ? « Dieu n’existe sans doute pas. Alors, arrêtez de vous inquiéter et profitez de la vie. » Quels autres problèmes, mis à part ceux déjà mentionnés dans la leçon, y a-t-il avec cette perception ? Et d’abord, pourquoi le simple fait que Dieu existe serait-il facteur d’inquiétude chez les gens ? Que nous dit cette perception sur combien Satan a réussi à déformer le caractère de Dieu dans l’esprit de beaucoup de gens ? En classe, trouvez des façons de répondre à ce slogan. Élaborez des slogans brefs et lapidaires qui pourraient aider les gens à voir l’espérance que nous avons en Dieu.