Pôle chrétien

Leçon de l'Ecole du Sabbat


Samedi: SABBAT APRÈS-MIDI

Leçon 1

La nature missionnaire de Dieu

Étude de la semaine : Gn 1.26-28; 2.15-17; 1 Jn 2.16; Jn 3.14, 15; 2 Co 5.21; Mt 5.l3, 14.

Versets à mémoriser: « J'ai fait de lui un témoin pour les peuples, un chef qui commande aux peuples. » (Esaie 55.4) "

Notre monde est en plein chaos, et nous autres, humains, en sommes la cause. Et tout cela parce que nous sommes des pécheurs, des créatures déchues dont la nature, au fond, est mauvaise. Nous aimons pourtant penser que l'Humanité avance, qu’elle progresse, mais rien que l'histoire du siècle écoulé n'est pas très encourageante. Nous n'avons pas encore fait un quart du siècle présent, et les choses ne sont pas très engageantes non plus. Si le passé préfigure l'avenir, tout ce que l'on peut attendre, pour citer un ancien homme politique britannique, c'est « du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ».

Cependant, tout n'est pas perdu. Au contraire, Jésus Christ est mort pour nos péchés, et par sa mort nous avons la promesse du salut, de la restauration, de toutes choses devenues nouvelles. « Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. » (Ap 21.1.)

Nous ne sommes pas seuls, abandonnés dans l'étendue infinie d'un univers froid et apparemment indifférent, livrés à nous-mêmes. Nous ne pourrions jamais nous débrouiller seuls. Les forces qui se sont liguées contre nous sont bien plus fortes que nous, C' est pourquoi dès avant le commencement du monde, Dieu a initié le plan du salut afin d'accomplir pour nous ce que nous n'aurions jamais pu accomplir par nous-mêmes.

Dimanche: Dieu créa l'homme et la femme

L'une des éternelles questions que les hommes posent depuis toujours est la suivante: d'ouù venons-nous ? Dans les deux premiers chapitres de la Bible (en fait, dans toute la Bible), nous avons la réponse à ce que beaucoup considèrent comme la question la plus importante que l'on puisse poser. Après tout, ce n' est qu'en sachant d'où nous venons que nous avons un bon point de départ pour savoir qui nous sommes, pourquoi nous existons, comment nous devons vivre, et ou nous irons à la fin.

Parcourez Genèse 1 et 2, en particulier les versets 26 à 28. Quelles sont les grandes différences entre la création de l'humanité et tout le reste dans ces textes ? Qu'y a-t-il de si particulier chez les humains qui se différencie de tout le reste de la création ?

(1) L'homme et la femme ont été les dernières créatures à être créées, ils avaient devant eux toute la création visible, qu'ils pouvaient ainsi étudier et dont ils pouvaient s’occuper.

(2) La façon de faire de Dieu pour créer l'homme et la femme diffère des autres créatures. Jusque-là, l'ordre divin était : « Qu'il y ait » (la lumière, le firmament, l’eau, les poissons et les oiseaux, les animaux, -ect...). Maintenant, l'ordre devient colloque : « Faisons les humains ... ». Les trois personnes de la divinité, Père, Fils, et Saint-Esprit, se concertent. Ces deux chapitres parlent certes de la création de la Terre et des créatures qui y habitent, il n'y aucun doute possible : l’attention est braquée sur la création de l'Humanité elle-même.

(3) L'homme et la femme ont été créés à l'image de Dieu et à sa ressemblance, élément qui n'est jamais dit auparavant de ce qui a été créé jusque-là. Le texte ne dit pas ce que signifie être fait à l'image et à la ressemblance de Dieu, mais cela doit certainement dire que, d'une manière ou d'une autre, les humains reflétaient le caractère de leur Créateur. Du fait que les humains ont une capacité morale qui n’existe pas chez les autres créatures (les papillons sont certes magnifiques, mais ils ne luttent pas avec les questions de bien et de mal), être fait à l'image et à la ressemblance de Dieu signifie certainement qu’à un certain degré, les humains devaient refléter son caractère moral.

(4) L'homme et la femme devaient avoir la domination, représenter Dieu sur Terre, et régner sur le reste de la Création. Cette vocation impliquait une responsabilité.

Les humains apparaissent dans le premier chapitre de la Bible, mais pas de manière isolée, Nous existons, certes, mais en relation avec Dieu. Qu'est-ce que cela nous indique sur la nécessité de la centralité de Dieu dans nos vies ? Pourquoi ne sommes-nous pas « complets » sans lui ? Voir également Ac 17.28.

Lundi: Libre arbitre

Au cœur du récit de la Création se trouve l’avertissement que Dieu a donne de ne pas manger de « l’arbre de la connaissance du bien et du mal » (Gn 2.9, Colombe). Ainsi, dès le début, l’élément moral est accorde a l'Humanité, élément absent chez toutes les autres créatures vivantes. Comme nous l’avons vu hier, la capacité de jugement moral est une des manières dont les humains révèlent l'image et la ressemblance de Dieu.

Que dit Genèse 2.15-17 sur la réalité du libre arbitre chez les humains ?

Dieu aurait pu créer des humains de manière à ce qu'ils fassent automatiquement sa volonté. C'est ainsi qu’ont été créés les autres éléments comme la lumière, le soleil, la lune et les étoiles. Ils obéissent à Dieu sans aucun choix de leur part. Ils accomplissent la volonté de Dieu automatiquement, à travers les lois morales qui guident leur action.

Mais la création de l'homme et de la femme était spéciale. Dieu les a créés pour lui-même. Dieu voulait qu'ils fassent leurs propres choix, qu'ils décident de I' adorer volontairement, sans y erre forces. Sinon, ils n’auraient pas pu l'aimer, car l'amour, pour être véritable, doit être accordé librement.

En raison de son origine divine, le libre arbitre humain est protégé et respecté par Dieu. Le Créateur n'interfère pas dans les choix les plus profonds, les plus obstinés des hommes et des femmes. De mauvais choix ont des conséquences, parfois terribles, mais c'est contraire au caractère de notre Seigneur souverain que de forcer la conformité ou I‘obéissance. Le principe du libre arbitre humain implique trois éléments importants :

- pour la religion : un Dieu omnipotent n’oriente pas de manière unilatérale la volonté et les choix individuels ;

-pour la morale : les individus seront tenus pour moralement responsables de leurs actes ;

-pour la science : les actions du corps et du cerveau ne sont pas totalement déterminés par le principe de cause à effet. Les lois physiques jouent dans nos actes, mais le libre arbitre signifie que nous avons bien le choix concernant nos actions, en particulier morales.

Citez quelques-uns des choix moraux que vous avez faits ces dernières heures, ces derniers jours, ces dernières semaines. Comment être sûr que vous employez ce don sacré de la bonne manière ? Pensez aux conséquences d'un mauvais usage de ce don.

Mardi: La chute

« La femme vit que l'arbre était bon pour la nourriture et plaisant pour la vue, qu'il était, cet arbre, désirable pour le discernement. Elle prit de son fruit et en mangea; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea. Leurs yeux à tous les deux s'ouvrirent, et ils surent qu'ils étaient nus. Ils cousirent des feuilles de figuier pour se faire des pagnes. » (Gn 3.6, 7.)

Manger d'un peu de fruit n'était pas un acte pécheur en soi. Pourtant, il nous faut considérer les conditions dans lesquelles il a été perpétré. Adam et Eve étaient des individus dotés du libre arbitre, crées par Dieu à son image.

Cela comprenait la liberté, mais aussi le devoir, de se conformer à la volonté exprimée de Dieu. Ils ont mangé le fruit non pas par stricte nécessité, mais plutôt par choix. C'est de leur propre chef qu'ils ont agi, dans une attitude de défi face aux instructions claires et précises de Dieu.

De la même manière, nous devons choisir pour nous-mêmes si oui ou non nous allons suivre Dieu, si nous allons chérir ou braver la Parole de Dieu. Dieu ne force personne à croire sa Parole. Il ne nous forcera jamais à lui obéir, et il ne peut pas nous forcer à l’aimer. Dieu nous laisse choisir le chemin que nous allons suivre. Mais, à la fin, nous devons être prêts à assumer les conséquences de nos choix.

En mangeant du fruit, Adam et Eve ont en fait dit à Dieu qu'il n'était pas le chef parfait. Sa souveraineté a été remise en cause. Ils ont été désobéissants et par conséquent, ils ont fait entrer le péché et la mort chez l'espèce humaine.

« Le Seigneur Dieu le renvoya du jardin d'Eden, pour qu'il cultive la terre d' où il avait été pris. Après avoir chassé l'homme, il posta, à l'est du jardin d'Eden, les keroubim et l’épée flamboyante qui tournoie, pour garder le chemin de l'Arbre de la Vie. » (Gn 3.23, 24.)

Adam et Eve ont dû quitter le Paradis. C’était une conséquence nécessaire et pourtant miséricordieuse. Le Seigneur ne pouvait laisser l'Humanité rebelle avoir accès à l'Arbre de la Vie. Avec un souci plein d'amour, il a tenu Adam et Eve éloignés du fruit qui les rendrait immortels et qui leur permettrait de perpétuer la condition terrible dans laquelle le péché les avait entrainés (imaginez comment serait la vie éternelle dans un monde comme le nôtre, rempli de douleur, de souffrance, et de mal !). Adam et Eve ont été chassés du magnifique jardin pour travailler un sol moins prometteur en-dehors du jardin (v.23, 24).

Dans le contexte de la leçon d’aujourd’hui, lisez 1 Jean 2.16. Comment les avertissements de ce texte apparaissent-ils dans le texte décrivant la chute ? En quoi sommes-nous face à ces mêmes tentations dans nos vies également ?

Mercredi: L'initiative divine pour nous sauver

La Bible montre qu’après la chute de nos premiers parents, c’est Dieu qui est venu les chercher, et non l'inverse. Au contraire, l'homme et la femme ont essayé de se cacher de la présence du Seigneur. Quelle puissante métaphore pour la race déchue : ils fuient celui qui vient les chercher, le seul qui puisse les sauver. Adam et Eve l'ont fait en Eden, et à moins de s’abandonner aux soupirs du Saint-Esprit, les gens font encore la même chose aujourd'hui.

Par bonheur, Dieu n'a pas rejeté nos premiers parents, et il ne nous rejette pas non plus. Dieu a appelé Adam et Eve en Eden: « Ou es-tu ? ». Jusqu’à aujourd'hui, il nous appelle aussi. II est bien le premier missionnaire.

« Par le don ineffable de son Fils, Dieu a entouré le monde entier d'une atmosphère de grâce tout aussi réelle que l’air qui circule autour de notre globe. Tous ceux qui consentent à respirer cette atmosphère vivifiante vivront et croitront jusqu'a la stature d'hommes et de femmes en Jésus-Christ. »

Bien entendu, la plus grande révélation de l’activité missionnaire de Dieu, c’est 1'incarnation et le ministère de Jésus. II est venu sur cette Terre pour accomplir beaucoup de choses (détruire Satan, révéler le véritable caractère du Père, réfuter les accusations de Satan, montrer que l'on peut garder la loi de Dieu), mais la raison cruciale de sa venue était de mourir sur la croix a la place de l'Humanité, afin de nous sauver du résultat final du péché, qui est la mort éternelle.

Que nous enseignent chacun de ces textes sur la mort de Jésus ? Jean 3.14, 15 ; Esaie 53.4-6; 2 Corinthiens 5.21.

« Celui qui n'a pas connu le péché, [Dieu] l'a fait pour nous, péché. Voila ce qu'il a fallu pour que nous devenions en lui justice de Dieu. » (Colombe.) On a appelé cette idée le « grand échange », Jésus prenant nos péchés sur lui et souffrant comme un pécheur afin que nous, bien que pécheurs, soyons comptes comme justes devant Dieu, comme Jésus lui-même.

Jeudi: Des métaphores de la mission

La mission constitue l'initiative de Dieu pour sauver l'Humanité perdue. La mission sauvetage de Dieu est motivée par son amour pour chacun d'entre nous. Il n'y a pas de raison plus profonde à cela. Dieu a envoyé Christ en mission pour apporter le salut au monde entier. L’évangile de Jean à lui tout seul contient plus de quarante affirmations de la dimension cosmique de la mission de Jésus (voir par exemple Jn 3.17; 12.47).

De la même manière que Christ a été envoyé par le Père pour sauver le monde, a son tour, il envoie ses disciples avec ces mots: « Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. » (Jn 20.21.)

Lisez Matthieu 5.13, 14. Quelles sont les deux métaphores de la mission employées dans ces textes, et que signifient-elles ?

Les métaphores du sel et de la lumière expriment des fonctions-clés de l'influence chrétienne sur l'humanité. Le sel agit de l'intérieur, se joignant à la masse avec laquelle il entre en contact, tandis que la lumière opère de l'extérieur, illuminant tout ce qu'elle atteint. Le terme terre dans la métaphore du sel s’applique aux hommes et aux femmes auxquels les chrétiens doivent se mêler, tandis que le terme lumière du monde fait référence à un monde de gens qui vivent dans les ténèbres et qui ont besoin de clarté.

Les enfants d'Israël étaient exhortés à suivre les principes moraux et les règles de santé que Dieu leur avait donnés. Ils devaient être une lumière, illuminant et attirant les autres : ils étaient la lumière des nations. Leur existence collective, en bonne santé, dans la prospérité et la loyauté envers le sabbat de Dieu et aux autres commandements, devait proclamer aux nations voisines les actes puissants de création et de rédemption de la part de Dieu. Les nations, voyant leur prospérité, devaient s’approcher et être enseignées sur le Seigneur (en tout cas, c'était le but).

Quand Christ est venu, il a aussi parlé du sel, une autre manière de témoigner. Par leur influence dans le monde, les chrétiens doivent résorber la corruption du monde. Les incroyants sont souvent protégés d’actes mauvais grâce à une conscience morale qui a pour origine l'influence chrétienne. Non seulement les chrétiens ont une bonne influence sur ce monde corrompu en vertu de leur présence dans ce monde, mais ils se mêlent également aux autres afin de partager le message chrétien du salut.

Lumière et/ou sel, quel témoin êtes-vous ? Et votre église ? La lumière faiblit-elle? Le sel perd-il de sa saveur ? Si c’est le cas, comment apprendre que le réveil et la réforme commencent par vous, personnellement ?

Vendredi : Pour aller plus loin...

« Nous avons vu certains aspects de la nature missionnaire de Dieu. La mission est une entreprise du Dieu trinitaire. La mission est avant tout associée à Jésus-Christ, dont l'incarnation est au centre de la foi et de la mission chrétienne. Par sa vie et sa mort, Jésus a ouvert la voie pour le salut de toute la race humaine. Nous qui sommes ses disciples, ses missionnaires, devons faire connaitre aux gens la bonne nouvelle de tout ce que Jésus a fait pour eux.

« L’église du Christ sur Terre a été établie dans un but missionnaire, et le Seigneur désire voir l’église entière concevoir des moyens pour que les riches et les pauvres, les faibles et les puissants, puissent entendre le message de vérité. Tous ne sont pas appelés à une œuvre personnelle dans les champs missionnaires à l'étranger, mais tous peuvent faire quelque chose par leurs prières et leurs dons pour aider l’œuvre missionnaire. »

Discussion Questions:

  • Méditez davantage sur la question des origines. Pourquoi nos origines sont-elles importantes ? En quoi le fait de comprendre nos origines nous aide-t-il à comprendre qui nous sommes et quel est le véritable but de notre existence ?
  • En quoi la citation suivante nous aide-t-elle à comprendre la réalité du libre arbitre, de l’amour, et du mal dans notre monde ? « Ainsi, si Dieu veut créer des créatures capables d'aimer (en imitation de son amour parfait), Dieu doit créer des êtres libres qui peuvent causer de la souffrance et du mal dans le monde à cause de leurs choix. La dynamique de l’amour et de la liberté exige que Dieu nous accorde la latitude de grandir dans l'amour par l'intermédiaire de notre liberté humaine. La seule alternative que Dieu a s'il veut laisser des êtres libres choisir des actes contraires à l'amour, c'est de s'abstenir complètement de créer des créatures capables d’amour. »
  • La mort de Jésus était un acte isolé qui a eu lieu dans un petit pays au milieu du vaste Empire romain il y a près de deux mille ans. Et pourtant, cet acte a une signification éternelle pour chaque être humain. Quelle responsabilité avons-nous envers les autres, nous qui connaissons cet événement et ce qu'il signifie ? Comment pourraient-ils apprendre cette nouvelle si ceux qui la connaissent ne leur en parlent pas ?