Pôle chrétien

Leçon de l'Ecole du Sabbat


Samedi: SABBAT APRÈS-MIDI

Leçon 7

Les Enseignements de Jésus et le Grand Conflit

Étude de la semaine : Matt. 11:29; Rom. 4:1–6; Matt. 13:3–8, 18–23; Matt. 7:21–27; Jacques 2:17; Matt. 7:1–5

Versets à mémoriser: " « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11:28, LSG). " (Néhémie 2.18.)

Q uand nous pensons au thème du grand conflit, nous avons ten - dance à penser à lui en termes généraux et vastes. Autrement dit, c’est une grande vue d’ensemble. Il peut être appelé un « métarécit », une histoire qui couvre et explique une grande partie de la réalité, par opposition à un récit local ou une histoire qui explique quelque chose beaucoup plus limitée. Par exemple, la fameuse chevauchée de Paul Révère est un récit local, contrairement à la grande histoire de la révolution américaine elle-même.

Cependant, quel que grand et englobant soit le thème du grand conflit, et quelle que soit l’immensité des problèmes, il se joue tous les jours, ici sur terre, dans nos propres vies, dans la façon dont nous nous adressons à Dieu, à la tentation, et aux autres. Tout comme l’existence quotidienne des gens est touchée, parfois à un grand degré par les événements grandioses et plus grands de la politique et de l’économie, chacun de nous fait face à la même chose aussi avec le grand conflit.

Dans la leçon de cette semaine, nous allons examiner quelques-uns des enseignements de Jésus sur les questions très terre-à-terre et pratiques quand nous luttons tous pour connaitre et faire la volonté de Dieu au milieu du grand conflit.

Dimanche: Plusieurs types de repos

« Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Matt. 11:29, LSG)

Comment le fait de prendre Son « joug » apportera-t-il du repos à nos âmes?

Cela offre des points à une dimension personnelle au milieu de la plus grande mission de Jésus, celle de libérer les humains des chaines de l’ennemi. Ses paroles sont effectivement adaptées de Jérémie, qui promet au peuple le repos pour leurs âmes s’ils reviennent à la religion de leurs pères, au lieu du paganisme des nations environnantes ( Jer. 6:16 ).

Le concept de repos est très riche dans l’Écriture. Il commence avec Dieu Lui-même. Il s’est reposé quand Il a fini Son œuvre de création ( Genèse 2: 2 ). Son repos a inauguré un repos du Sabbat qui était célébré hebdomadairement. Le repos était également célébré toute l’année pendant les fêtes annuelles ( par exemple, Lev. 16:31 ), tous les sept ans lors du « sabbat de la terre » ( Ex. 23:11 ), et tous les 50 ans lors du jubilé, quand les esclaves étaient libérés et des dettes remises ( Lev. 25:10 ).

Le repos ne pouvait être apprécié qu’avec la présence de Dieu au milieu de Son peuple ( Ex. 33:14 ), où il n’y avait point « d’adversaires, plus de calamités ». ( 1 Rois 5: 4, LSG ), point d’ennemi ( Deut. 25:19 ).

Le repos était apprécié dans le pays que Dieu a donné à Son peuple ( Jos. 1:13 ), en particulier quand le peuple était revenu de la captivité et de l’exil ( Jer. 30:10 ). Le repos a également été partagé en matière d’hospitalité avec des étrangers ( Genèse 18: 4 ) et en jouissant d’une vie familiale stable ( Ruth 1: 9, Prov 29:17 ).

Cependant, le repos est absent pour le peuple de Dieu en captivité ( Exode 5: 4, 5, Lam. 1: 3 ). Le repos échappe au méchant, qui, étant semblable à la mer agitée, ne peut se reposer ( Esa. 57:20 ). Le seul repos que ces personnes peuvent espérer est la mort et la tombe ( Job 3:11, 13, 16, 17,18 ). Apocalypse 14:11 a également un puissant avertissement au sujet du repos pour ceux qui sont du mauvais côté du grand conflit dans les derniers jours. Le repos que Jésus offre est un paquet très généreux. Il comprend le don du sabbat, nous laissant le temps avec le Créateur. L’offre du repos de Christ reconnait notre condition perdue et nous restitue dans tous les sens. Et lorsque nous tombons (comme nous le faisons souvent), nous avons encore l’assurance d’un lieu de repos à côté de notre Sauveu

Quelles sont les moyens, à part le sabbat, pour que nous puissions apprendre à apprécier le repos que Dieu nous offre? Comment pouvons-nous trouver du repos pour nos âmes en Jésus? Voir aussi Rom. 4: 1-6

Lundi: Semer et récolter

Le thème du grand conflit est implicite dans la parabole du semeur. La liste des quatre types de réponses au message de l’Évangile indique qu’il y a plus que simplement des « bonnes » et « mauvaises » personnes dans le monde. La vie est plus complexe que cela, et nous devons donc être prudents dans notre façon d’approcher ceux qui ne semblent pas répondre à l’Évangile que nous pensons qu’ils devraient accepter.

Lisez Matthieu 13: 3-8, puis Matthieu 13: 18-23. De quelles façons voyons-nous clairement la réalité du grand conflit révélée dans cette histoire?



La bataille pour les âmes est réelle, et l’ennemi utilise tout ce qu’il peut pour détourner les gens du salut. Par exemple, dans le contexte de la graine en train de tomber, Ellen White a écrit: « Satan et ses anges sont présents dans les assemblées où la parole est prêchée. Un combat se livre entre les anges du ciel qui s’efforcent de toucher les cœurs par le divin message et l’ennemi toujours en état d’alerte pour le rendre inefficace. Avec un zèle qui n’a d’égal que sa malice, il s’efforce d’enrayer l’œuvre de l’Esprit-Saint. Tandis que le Sauveur du monde attire les âmes à lui par son amour, Satan essaie par tous les moyens de détourner leur attention. Il place devant elles des projets mondains, les pousse à la critique, au doute et à l’incrédulité. » – Les paraboles de Jésus , p. 31.

On pourrait se demander, pourquoi l’agriculteur ne pouvait-il pas être plus prudent et ne pas perdre des semences en les jetant sur le chemin? Pourquoi ne pouvait-il pas être plus diligent en creusant dans les roches? Pourquoi n’a-t-il pas arraché plus de mauvaises herbes ?

En semant l’Évangile, l’effort humain est toujours limité. Nous devons semer partout. Nous ne sommes pas le juge de ce qui est bon et mauvais sol. L’apparition de mauvaises herbes indique simplement que nous sommes incapables d’empêcher le mal de sauter dans les endroits les moins attendus. C’est le Seigneur de la récolte travaillant dans le fond qui assure que tous ceux qui peuvent être sauvés seront sauvés. Nous faisons notre travail et nous devons apprendre à Lui faire confiance de faire le Sien

Quels sont les moyens par lesquels nous voyons la réalité de cette parabole? Pourquoi voyons-nous parfois les gens, tout nouvellement baptisés, ressortir par la porte? Ou d’autres qui ne montrent tout simplement aucun intérêt à tout? Ou ceux qui deviennent fermement enracinés dans la foi?

Mardi: Construire sur le roc

La question de savoir où nous nous situons dans le conflit cosmique qui se déroule autour de nous est rendue très personnelle dans la para - bole de l’homme qui bâtit sa maison sur le roc.

Lisez Matthieu 7: 21-27. Qu’est-ce qui est si effrayant dans cette parabole?

Qu’est-ce qui vient à l’esprit quand vous pensez à cette histoire? Où est le roc et où est le sable? Pour certaines personnes, le sable se trouve seulement à la plage, mais cette histoire ne parle sans doute pas d’une résidence au bord de la mer. L’endroit le plus probable est parmi les douces collines sur lesquelles plusieurs villages étaient situés, sur le côté d’une vallée quelque part.

Jésus décrit deux maisons; l’un a construit juste à la surface tandis que l’autre a fait une fondation, allant jusqu’à la roche ( Luc 6:48 ).

Il n’y a pas de meilleure façon de faire la différence entre les deux maisons achevées jusqu’à ce qu’il ne pleuve dans les collines, et qu’un rugissement de crue envahisse la vallée. Pour l’un des constructeurs de maisons, il n’y a pas de problème, car la maison est solidement posée; mais pour l’autre, il y a un problème. Sans une base solide, la maison construite à la surface est une proie facile aux eaux de crue tourbillonnantes.

Jésus a partagé cette parabole, parce qu’Il savait combien nous nous trompons nous-mêmes. Il y a une lutte sérieuse qui se déroule, et sans aide, nous n’avons pas la force de résister. Jésus a vaincu le mal, et c’est pourquoi Il est appelé le Rocher.

Cette lutte personnelle contre le mal peut être gagnée, mais seulement si nous construisons notre vie fermement sur Lui, et nous ne pouvons construire sur Lui que par l’obéissance à Sa parole. « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. » ( Matt. 7:24 ).

C’est assez simple. Cependant beaucoup de foi est une composante cruciale – la foi sans les œuvres, la Bible dit, qu’elle est « morte » ( voir Jacques 2:17, 20, 26 ), et dans cette parabole, nous voyons à quel point elle est vraiment morte.

Lisez Matthieu 7: 22, 23. Chasser des démons au nom de Jésus ou prophétiser en Son nom sont des œuvres qui révèlent toutes une sorte de « foi » détenue par ces personnes. Cependant, quelle était leur sort? Demandez-vous, sur quelle fondation votre maison est- elle construite, et comment savez-vous la réponse?

Mercredi: Ne jugez pas

J ésus a prononcé le sermon sur la montagne dans les premiers jours de Son ministère. Il était révolutionnaire. Pour commencer, Il a dit aux gens ordinaires qu’ils avaient de la valeur et qu’ils étaient bénis devant Dieu ( Matthieu 5: 3-12 ) et qu’ils étaient le sel ( Matt 5:13 ) et la lumière ( Matthieu 5: 14-16 ) – Deux produits de base très prisés. Il a parlé de l’importance de la loi de Dieu ( Matthieu 5: 17-19 ), en mettant en garde contre le fait d’essayer d’impressionner les autres avec son propre bon comportement ( Matt. 5: 20 ). Jésus a également souligné que la morale est déterminée par ce qu’une personne pense, et non seulement par ses œuvres ( Matt. 5: 21-28 ), bien que les œuvres aussi soient importantes ( Matt. 5:29, 30 ). Quand on lit l’ensemble du sermon, on peut voir qu’il couvrait toute la gamme des relations de l’existence humaine ( voir Matt. 5-7: 27 ) .

Lisez Matthieu 7: 1-5. De quelles manières la réalité du grand conflit est révélée dans ces textes? Autrement dit, comment l’interaction entre le bien et le mal se manifeste-t-elle ici?



« Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés. Ne vous croyez pas meil - leurs que les autres, ne vous érigez pas en juges. Incapables comme vous l’êtes de discerner les mobiles, vous n’êtes pas qualifiés pour juger autrui. En faisant porter vos critiques sur quelqu’un, c’est votre propre sentence que vous prononcez; car vous montrez par là que vous êtes un affilié de Satan, l’accusateur des frères. Le Seigneur dit: « Examinez-vous vous-mêmes » pour voir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Voilà notre œuvre. » – Ellen G. White, Jésus-Chris t, p. 303.

Quand Jésus dit à Son auditoire de ne pas juger, Il illustrait deux points importants. Le premier est que la raison pour laquelle nous jugeons les autres est que nous faisons la même chose pour laquelle nous les condamnons ( Matt. 7: 1, 2 ). Nous tournons l’attention de nous-mêmes et veillons à ce que tout le monde autour de nous sache que nous condamnons quelqu’un plutôt que nous.

L’autre point que Jésus soulève est que le problème que nous voyons chez notre frère ou sœur est seulement une fraction de la taille de notre propre problème – un problème dont nous pouvons même être inconscients. Il est si facile pour nous de voir un morceau de sciure de bois dans les yeux de quelqu’un, mais nous sommes incapables de voir la grande poutre dans les nôtres.

Quelle est la différence entre juger une personne et juger l’exactitude ou l’inexactitude de ses actions, et pourquoi est-ce une distinction très importante à faire?

Jeudi: Je suis toujours avec vous

Matthieu termine son récit évangélique avec certains des plus rassurantes Paroles de Jésus: « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » ( Matt. 28:20 ). Qu’est-ce que cela devrait signifier pour nous, en termes pratiques, dans notre propre vie, dans nos propres luttes, nos échecs, nos déceptions, et même quand nous sentons comme si Dieu nous a laissés loin?

C’est intéressant de noter que Matthieu commence son Évangile avec des paroles similaires. Après avoir énuméré tous les aïeux, et le récit d’un ange visitant premièrement Marie, et puis Joseph, Matthieu explique que le bébé à naitre sera appelé Emmanuel, Dieu avec nous ( Matt. 1:23 ).

La promesse de Dieu « je serai avec toi » se répète un certain nombre de fois dans l’Écriture. Il a promis d’être avec Isaac ( Genèse 26:24 ), avec Jacob ( Genèse 28:15 ), avec Jérémie ( Jérémie 1: 8, 19 ), et avec les enfants d’Israël ( Ésaïe 41:10, 43: 5 ). Le contexte de beaucoup de ces références est pendant les périodes de difficultés et de contrainte, lorsque les paroles de Dieu seraient plus pertinentes. Un verset parallèle utilise des mots semblables: « Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. » ( Heb. 13: 5, LSG ). Juste quelques versets plus loin, il ajoute : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement » ( Heb. 13: 8, LSG ).

Cette promesse, est aussi répétée un certain nombre de fois. Elle est liée à l’occasion où Moïse laissait le leadership à Josué ( Deut. 31: 6, 8 ), et Dieu répète la phrase à Josué après la mort de Moïse, « Je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point » ( Josué 1: 5, LSG ). Quand David passait le royaume à Salomon, il a également dit que Dieu ne délaissera ni n’abandonnera Salomon ( 1 Chron. 28:20 ).

Jésus, qui ne change jamais, qui est toujours avec nous, a donné une forte assurance à nos ancêtres dans la foi. Ils faisaient face aux difficultés et aux épreuves ou étaient sur le point de se lancer dans le plus grand défi de leur vie; cependant, ils étaient assurés de la présence continue de Dieu. Pour l’église de Christ à la fin des temps, ces assurances sont significatives. La promesse de Jésus d’être avec nous jusqu’à la fin est faite dans le contexte de faire des disciples en allant baptiser, et en enseignant. Ainsi, c’est là l’objet de la joie – l’accent est mis sur la joie du salut des personnes, en cessant d’être du côté des perdants dans le grand conflit.

Vendredi : Pour aller plus loin...

L’auteur Leon Wieseltier a écrit à propos de ce qu’il disait être « l’une des histoires les plus tristes dans le monde ». Il parlait d’un Anglais, nommé « S. B. », qui avait été aveugle de naissance. Cependant, la bonne nouvelle était que, à 52 ans, S. B. a eu une greffe de la cornée qui lui a permis de voir. Pour la première fois de sa vie, S. B. a pu voir! Cela a dû être incroyablement excitant pour lui de voir enfin le monde qui mouvait tout autour de lui toute sa vie, mais qui était littéralement hors de la vue. Cependant, Wieseltier cite ensuite la source dans laquelle il a d’abord lu l’histoire. S. B., dit l’auteur, « a trouvé le monde terne, et fut bouleversé par les taches et les imperfections ... Il a noté de plus en plus de choses imparfaites, et il examinait les petites irrégularités et des marques à la peinture ou au bois, qu’il a trouvé bouleversantes, attendant évidemment un monde plus parfait. Il aimait les couleurs vives, mais il fit une dépression quand la lumière devenait terne. Sa dépression devenait nette et générale. Il alla progressivement jusqu’à la vie active, et trois ans plus tard, il mourut » www.newrepublic.com/article/113312. Hou la la! Bien que ce soit difficile à comprendre sur un plan, sur un autre, il ne l’est pas. Notre monde est un endroit endommagé. Le grand conflit fait rage ici depuis environ six mille ans. Une guerre de 6000 ans va laisser beaucoup d’épaves dans son sillage. Et malgré toutes nos tentatives pour rendre ce monde meilleur, la trajectoire ne semble pas se diriger dans la bonne direction. En fait, cela ne va que s’empirer. Voilà pourquoi nous avons besoin de la promesse de la rédemption, qui nous vient seulement de la victoire de Christ dans le grand conflit, une victoire fixée à la croix et offerte gratuitement pour nous tous.

Discussion Questions:

  • Quelles leçons pouvez-vous tirer par vous-même de l’histoire de S. B. ?
  • Comme nous l’avons vu dans l’étude de mardi, ceux qui ont dit: « Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas » fait ceci et cela en Ton nom, étaient, comme nous le disions, des croyants en Jésus. Dans le même temps, notez l’accent de leur réponse. Sur qui se concentrent-ils? Sur quoi se concentrent-ils? Comment la réponse ici révèle-t-elle pourquoi ils se trompaient tellement eux-mêmes ?
  • Si vous avez un ami ou un membre de la famille qui fait quelque chose de mal, comment gérez-vous ce problème d’une manière qui, en premier lieu, ne soit pas un jugement et, deuxiè - mement, ne semble pas porter de jugement ?